// économie · marchés · risques

l0g : les angles morts de la finance

l0g décrypte les changements de l’économie et des marchés, avec les chiffres, les sources et leurs limites.

Scores 0-100 normalisés par instrument : ils ne mesurent ni le même phénomène, ni le même horizon. À lire comme un tableau de bord consolidé de signaux, pas comme un indice unique de risque systémique. Collecte best effort : chaque carte date sa source et signale tout repli. Assemblage 28/07 17:52 · état dégradé visible (1).

choisir une entrée

Que cherchez-vous ?

dossiers

Les sujets suivis

Tous les sujets

chronologie

Les dernières analyses

109 entrées publiées, de la plus récente à la plus ancienne.
· 20 minfraiscrédit privéLe risque qui tourne en rondEnquête sur le transfert synthétique de risque, la mécanique la plus élégante et la plus circulaire de la finance américaine. Une banque garde ses prêts à son bilan, mais en vend le risque à un hedge fund, souvent avec l'argent que la banque lui a elle-même prêté. Le prêt ne bouge pas, le risque semble s'évaporer, le capital est libéré. Plus de mille milliards de dollars de prêts sont déjà couverts ainsi, et la dette des data centers d'IA s'y engouffre. Anatomie d'un cercle que les régulateurs commencent à peine à voir.· 7 minfraisL'addition différéeDepuis soixante ans, les États-Unis réussissent un tour de magie comptable : premier débiteur de la planète, endettés de plus de 21 000 milliards de dollars vis-à-vis du monde, ils gagnaient malgré tout de l'argent sur leur position extérieure. C'est le privilège exorbitant. Il est en train de s'éteindre. La hausse des taux mondiaux renchérit leur dette, et le solde de revenus encore positif ne tient plus qu'à un artifice comptable, les profits délocalisés des multinationales. Anatomie d'une addition qu'on croyait éternellement reportée.· 9 minfraiscrédit privéDe la carte à la renteQuand un emprunteur subprime cesse de payer sa voiture dans l'Ohio, la perte n'atterrit pas sur le bilan d'une banque. Elle voyage. Découpée en tranches, titrisée, elle finit des mois plus tard sur le bilan d'un assureur, adossée à la rente d'un retraité qui n'a jamais acheté de crédit auto. Le risque du consommateur américain n'a pas disparu des banques, il a changé d'adresse, et sa nouvelle adresse est la moins surveillée de toutes. Anatomie d'un voyage.· 7 minfraisLe consommateur moyen n'existe pasLa dette des ménages américains bat un record à 18 190 milliards de dollars, la consommation tient, les indices flambent. Vu d'avion, le consommateur américain se porte bien. Vu de près, il n'y en a pas un, il y en a deux. En haut, des bilans solides qui font tourner le PIB. En bas, l'impayé auto subprime au plus haut depuis les années 1990, le reset des prêts étudiants et une carte de crédit qui devient un moyen de survie. La moyenne est un mensonge statistique qui recouvre une fracture.· 8 minfraiscryptoLa gueule de bois du debasement tradeDébut 2026, l'or frôlait 5 600 dollars, l'argent et le bitcoin flambaient, et Wall Street avait un nom pour ce pari : le debasement trade, la fuite devant une monnaie qu'on dévalorise. Six mois plus tard, l'or a perdu près de 28 %, l'argent la moitié, et les actions d'IA ont tout raflé. Le trade a cassé. Pourtant, sous les prix, un signal ne bouge pas : pour la première fois depuis 1996, l'or pèse plus que les bons du Trésor dans les réserves des banques centrales. Il y a deux débasements, et un seul a explosé.· 8 minfraisLe rachat italien en trompe-l'œilL'écart entre la dette italienne et la dette allemande est tombé à son plus bas depuis 2008, l'Italie est passée sous la France, et les agences ont distribué sept relèvements de note en un an. Le récit du rachat budgétaire s'écrit tout seul. Une donnée le fissure : en 2025, sur les quarante points de resserrement, le BTP n'a bougé que de six. Le reste, c'est le Bund qui a monté. L'Italie ne s'est pas tant rachetée que l'Allemagne s'est banalisée.· 9 minfraismacroTrois mille euros, pas un de plusLa même semaine, deux projets européens visent la même épargne dans des directions opposées. L'union de l'épargne veut faire sortir les dépôts des banques vers les marchés. L'euro numérique, lui, est plafonné à 3 000 euros par personne pour que les dépôts ne bougent surtout pas. Ce plafond n'est pas un détail technique : c'est l'aveu de la vraie peur de Francfort, la fuite des dépôts. Radiographie d'une monnaie qu'on invente en priant qu'elle ne serve pas trop.· 15 minfraismarchésDix mille milliards en dormanceL'Europe détient l'épargne la plus abondante du monde développé et la laisse dormir sur des comptes de dépôt pendant que 300 milliards d'euros filent chaque année financer l'économie américaine. L'union de l'épargne et de l'investissement veut renverser ce paradoxe. Mais le verrou n'est pas le manque d'argent : ce sont vingt-sept droits de l'insolvabilité, vingt-sept fiscalités et vingt-sept superviseurs. Anatomie d'un projet qui bute sur ce que personne ne veut céder.· 19 minfraisliquiditéLe cash qui n’est pas du cash : le coussin de liquidité caché des fonds obligatairesLes fonds obligataires ouverts promettent des rachats quotidiens, mais leur première ligne de défense repose surtout sur des véhicules monétaires et du repo. Les données N-PORT révèlent la taille, la composition et les limites de ce coussin.