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// méthodologie

Comment c'est calculé

Le projet ne se contente pas d'auditer l'opacité des marchés ; il essaie aussi d'éviter de devenir lui-même une boîte noire.

Cette page documente les deux familles de signaux affichées sur le site : le tableau de bord consolidé de signaux de risque en page d'accueil, et le classement de confluence repris de 13FLOW dans la colonne de droite. Tout est calculé sur des données publiques, côté serveur, et figé dans des fichiers JSON servis depuis l0g.fr. Le navigateur ne contacte aucun tiers. La page backtests expose aussi les observations point-in-time en JSON, NDJSON et CSV pour rejouer ce qui était visible à une date donnée.

Dernière mise à jour : 30 juin 2026

// fiches d'instrument

Chaque outil a maintenant sa fiche de lecture : question couverte, sources primaires, méthode de calcul, limites assumées et cas d'usage. L'objectif n'est pas de promettre un signal parfait, mais de rendre l'instrument auditable.

// historique & backtests

Les signaux publiés ne sont pas seulement des valeurs courantes. l0g conserve un historique d'observations horodatées pour permettre l'audit, le replay et les backtests sans biais de regard vers le futur. La granularité est celle des snapshots disponibles : on teste donc ce qui était exposé publiquement, pas une série reconstruite après coup.

// le tableau de bord consolidé de signaux

Les tableaux de bord indépendants produisent chacun un score, ramené sur une échelle 0-100 où un chiffre plus élevé signale un risque plus marqué dans son propre instrument. Un agrégateur lit les sources, les normalise et écrit un seul fichier. Aucune des applications n'est modifiée : on lit ce qu'elles exposent déjà.

// limite de lecture

Normalisation d’affichage, pas indice unique

Les indicateurs du bandeau utilisent une échelle commune 0-100 pour rendre les signaux lisibles côte à côte. Ils ne mesurent ni le même phénomène, ni la même fréquence, ni le même horizon.

bonne lecture tableau de bord consolidé de signaux de risque
à éviter indice consolidé de risque systémique
  • Un score US Macro de 43 n’est pas statistiquement équivalent à un score Yen Carry de 45, Énergie de 47 ou Dette US de 54.
  • Le chiffre sert à comparer un instrument à son propre régime, pas à comparer directement les instruments entre eux.
  • Le libellé et la fiche méthodologique de chaque dashboard priment sur le chiffre isolé.

// garde-fou

Illusion de précision

Les scores numériques et les badges donnent une impression de rigueur. Cette impression doit toujours être soutenue par des éléments vérifiables.

données complètescalcul reproductiblecouverturefraîcheurincertitudeperformance historique

Sinon, la mise en forme peut devenir plus précise que la connaissance sous-jacente.

Yen · carry trade

Mesure le risque de débouclage du carry trade sur le yen. Le score recombine trois composantes, recalculées à la source depuis le positionnement CFTC, le taux USD/JPY et le différentiel de taux directeurs.

risque = 0.45 x surcharge_shorts
       + 0.35 x appréciation_yen_4s
       + 0.20 x compression_différentiel

surcharge_shorts    = position nette courte / minimum historique
appréciation_yen_4s = -(variation USD/JPY sur ~28 jours) x 22
compression_diff    = (5.25 - (taux_Fed - taux_BoJ)) / 5.25 x 100
bandes : <30 Faible · <55 Modéré · <78 Élevé · sinon Critique

Le positionnement CFTC est dédupliqué par date pour éliminer le double comptage entre contrat standard et micro-contrat, qui sinon fausse la position nette.

Euro · risque macro zone euro

Score composite issu d'une trentaine d'indicateurs z-scorés (CISS, spreads BTP-Bund et OAT-Bund, pente de la courbe, M1 réel, ESI, chômage). L'application publie déjà son score global et son régime ; on les reprend tels quels, et la couleur de la pastille suit la couleur native de l'application.

US · risque macro américain

Moyenne pondérée de 47 séries FRED z-scorées, calibrée sur les récessions NBER. Le résultat est un z-score signé centré sur 0, pas une échelle 0-100. On le convertit en calant les seuils d'alerte de l'application sur les bornes de couleur du bandeau. La calibration repose sur quatre récessions. Le moteur combine z-score, drift et momentum par moyenne pondérée, puis pénalise les séries qui alertent trop souvent hors fenêtre de récession.

z = moyenne pondérée des stress par série (stress_final x poids)
0   -> 30      (neutre)
1.5 -> 55      (seuil d'alerte de l'app)
2.5 -> 75      (seuil de danger)
interpolation linéaire entre ces points, borné 0-100
Dette US · risque dette souveraine

Le bandeau lit le snapshot machine publié par Debt Risk Radar sur latest.json. Le score courant agrège les familles de stress disponibles : solvabilité fiscale, taux et marché, levier privé, liquidité, dette Treasury quotidienne, comparables World Bank, crédit BIS, et prix Massive Market Data. Les projections CBO restent publiées séparément comme vulnérabilité structurelle de long terme.

score_serie   = clip(50 + signed_z x 15, 0, 100)
score_famille = moyenne pondérée des séries disponibles
score_cbo     = projections CBO long terme, publiées à part

poids : fiscal 22 % · taux/marché 18 % · levier privé 12 %
        liquidité 10 % · Treasury daily 10 % · BIS 10 %
        World Bank 4 % · Massive 4 %
score_courant = moyenne pondérée hors CBO, familles absentes = 50
valeur bandeau = arrondi(score.current_stress depuis latest.json)

La provenance publiée avec le snapshot conserve le score brut, les buckets, les sources, les signaux les plus tendus et l'heure de génération. Les clés FRED et Massive restent côté serveur ; le navigateur ne lit que le JSON public de synthèse. La copie stable exposée par l0g est /api/v1/debt-risk.json. Les sources manquantes ne renormalisent plus tout le score : les familles courantes absentes sont imputées à 50 et la couverture est publiée avec le snapshot.

Énergie · stress énergétique

L'application expose directement un score composite et un régime (détendu, normal, tendu, crise). On lit le score, et le régime donne le libellé et la couleur.

// la confluence 13F × Form 4

Le classement vient de 13FLOW, un outil distinct, dont le code est public. L'idée : croiser deux déclarations publiques de la SEC qui, prises seules, sont faibles, mais dont l'intersection est rare et difficile à truquer. Le 13F expose trimestriellement les positions des grands fonds (avec un retard pouvant atteindre 45 jours). Le Form 4 capture, sous deux jours ouvrés, les achats et ventes des dirigeants sur le titre de leur propre société. Un titre que plusieurs fonds accumulent et que des initiés achètent dans la même fenêtre, c'est la coïncidence de deux populations indépendantes.

Le Confluence Score

Un score de 0 à 100 agrège quatre composantes explicites, et chaque ligne du tableau expose sa décomposition.

  • Largeur institutionnelle : nombre de fonds qui accumulent, pondéré par leur conviction.
  • Conviction des initiés : nombre d'acheteurs distincts, séniorité (un achat de CEO ou de CFO pèse plus qu'un administrateur), montant.
  • Dollars effectivement engagés des deux côtés.
  • Terme d'accord : un bonus quand les deux signaux pointent dans le même sens.

Hygiène du signal

Trois partis pris font la qualité de l'ensemble.

  • Décroissance temporelle : chaque achat d'initié perd du poids avec une demi-vie d'environ 30 jours. Un dépôt de 3 jours pèse bien plus qu'un dépôt de 80.
  • Clusters : plusieurs initiés qui achètent dans une fenêtre de 14 jours forment un cluster, le signal le plus fort.
  • Codes de transaction : seuls les ordres au prix du marché comptent, achats (P) et ventes (S). Les attributions et exercices d'options (M) et les retenues fiscales (F) sont lus mais exclus du score, car ils ne traduisent aucune décision discrétionnaire.

Deux exemples concrets

Au moment de la rédaction, le tableau opposait deux profils qui résument le point clé : un score élevé ne veut pas dire conviction. Le quadrant qualifie la nature du signal, le score n'en mesure que l'intensité.

TSM divergent score 90

7 fonds accumulaient pendant que 6 allégeaient, et 31 transactions d'initiés tiraient le score. Le chiffre est élevé, mais le signal institutionnel est partagé.

EQPT conviction score 73

Moins d'initiés (2), mais 5 fonds alignés dans le même sens et aucune dispersion. Un score plus bas, mais un signal franc.

Périmètre et limites

Pour rester rapide et fiable, la confluence n'interroge les Form 4 que des titres détenus par au moins 5 fonds suivis. En dessous, le signal institutionnel est trop mince pour produire une confluence sérieuse, et on ne perd donc aucun titre réellement accumulé. L'univers se limite aux superinvestisseurs suivis par 13FLOW, le 13F reste trimestriel et en retard, et rien de tout cela ne capture les positions vendeuses.

Ces indicateurs ne constituent en aucun cas un conseil en investissement. Ce sont des écrans : ils réduisent un univers sur des données vérifiables, l'analyse reste la vôtre.