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Comment c'est calculé
Dernière mise à jour : 16 juin 2026.
Cette page documente les deux indicateurs agrégés affichés sur le site : le bandeau de risque consolidé en page d'accueil, et le classement de confluence repris de 13FLOW dans la colonne de droite. Tout est calculé sur des données publiques, côté serveur, et figé dans des fichiers JSON servis depuis l0g.fr. Le navigateur ne contacte aucun tiers.
Le bandeau de risque consolidé
Quatre tableaux de bord indépendants produisent chacun un indice, ramené sur une échelle 0-100 où un chiffre plus élevé signale un risque plus marqué. Un agrégateur lit les quatre sources, les normalise et écrit un seul fichier. Aucune des quatre applications n'est modifiée : on lit ce qu'elles exposent déjà.
Yen (carry trade)
Mesure le risque de débouclage du carry trade sur le yen. Le score recombine trois composantes, recalculées à la source depuis le positionnement CFTC, le taux USD/JPY et le différentiel de taux directeurs.
risque = 0.45 x surcharge_shorts
+ 0.35 x appréciation_yen_4s
+ 0.20 x compression_différentiel
surcharge_shorts = position nette courte / minimum historique
appréciation_yen_4s = -(variation USD/JPY sur ~28 jours) x 22
compression_diff = (5.25 - (taux_Fed - taux_BoJ)) / 5.25 x 100
bandes : <30 Faible · <55 Modéré · <78 Élevé · sinon Critique Le positionnement CFTC est dédupliqué par date pour éliminer le double comptage entre contrat standard et micro-contrat, qui sinon fausse la position nette.
Euro (risque macro zone euro)
Score composite issu d'une trentaine d'indicateurs z-scorés (CISS, spreads BTP-Bund et OAT-Bund, pente de la courbe, M1 réel, ESI, chômage). L'application publie déjà son score global et son régime ; on les reprend tels quels, et la couleur de la pastille suit la couleur native de l'application.
US (risque macro américain)
Moyenne pondérée de 47 séries FRED z-scorées, calibrée sur les récessions NBER. Le résultat est un z-score signé centré sur 0, pas une échelle 0-100. On le convertit en calant les seuils d'alerte de l'application sur les bornes de couleur du bandeau.
z = moyenne pondérée des stress par série (stress_final x poids)
0 -> 30 (neutre)
1.5 -> 55 (seuil d'alerte de l'app)
2.5 -> 75 (seuil de danger)
interpolation linéaire entre ces points, borné 0-100 Énergie (stress énergétique)
L'application expose directement un score composite et un régime (détendu, normal, tendu, crise). On lit le score, et le régime donne le libellé et la couleur.
La confluence 13F x Form 4 (13FLOW)
Le classement vient de 13FLOW, un outil distinct, dont le code est public. L'idée : croiser deux déclarations publiques de la SEC qui, prises seules, sont faibles, mais dont l'intersection est rare et difficile à truquer. Le 13F expose trimestriellement les positions des grands fonds (avec un retard pouvant atteindre 45 jours). Le Form 4 capture, sous deux jours ouvrés, les achats et ventes des dirigeants sur le titre de leur propre société. Un titre que plusieurs fonds accumulent et que des initiés achètent dans la même fenêtre, c'est la coïncidence de deux populations indépendantes.
Le Confluence Score
Un score de 0 à 100 agrège quatre composantes explicites, et chaque ligne du tableau expose sa décomposition.
- Largeur institutionnelle : nombre de fonds qui accumulent, pondéré par leur conviction.
- Conviction des initiés : nombre d'acheteurs distincts, séniorité (un achat de CEO ou de CFO pèse plus qu'un administrateur), montant.
- Dollars effectivement engagés des deux côtés.
- Terme d'accord : un bonus quand les deux signaux pointent dans le même sens.
Hygiène du signal
Trois partis pris font la qualité de l'ensemble.
- Décroissance temporelle : chaque achat d'initié perd du poids avec une demi-vie d'environ 30 jours. Un dépôt de 3 jours pèse bien plus qu'un dépôt de 80.
- Clusters : plusieurs initiés qui achètent dans une fenêtre de 14 jours forment un cluster, le signal le plus fort.
- Codes de transaction : seuls les ordres au prix du marché comptent, achats (P) et ventes (S). Les attributions et exercices d'options (M) et les retenues fiscales (F) sont lus mais exclus du score, car ils ne traduisent aucune décision discrétionnaire.
Deux exemples concrets
Au moment de la rédaction, le tableau plaçait TSM en tête avec un score de 90, mais en quadrant divergent : 7 fonds accumulaient pendant que 6 allégeaient, et 31 transactions d'initiés tiraient le score. Le chiffre est élevé, mais le signal institutionnel est partagé. À l'inverse, EQPT sortait à 73 en quadrant conviction : moins d'initiés (2), mais 5 fonds alignés dans le même sens et aucune dispersion. C'est l'illustration du point clé : un score élevé ne veut pas dire conviction. Le quadrant qualifie la nature du signal, le score n'en mesure que l'intensité.
Périmètre et limites
Pour rester rapide et fiable, la confluence n'interroge les Form 4 que des titres détenus par au moins 5 fonds suivis. En dessous, le signal institutionnel est trop mince pour produire une confluence sérieuse, et on ne perd donc aucun titre réellement accumulé. L'univers se limite aux superinvestisseurs suivis par 13FLOW, le 13F reste trimestriel et en retard, et rien de tout cela ne capture les positions vendeuses.
Ces indicateurs ne constituent en aucun cas un conseil en investissement. Ce sont des écrans : ils réduisent un univers sur des données vérifiables, l'analyse reste la vôtre.