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Barclays, Staley et Maxwell : deux dossiers, une frontière
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Analyse complète
Barclays apparaît désormais dans les pièces publiques sur deux plans distincts. Le premier concerne Jes Staley et la gouvernance de la banque : en 2025, l’Upper Tribunal britannique a conclu que l’ancien directeur général avait approuvé en connaissance de cause deux affirmations inexactes susceptibles de tromper la Financial Conduct Authority. Le second concerne Ghislaine Maxwell : des documents du ministère américain de la Justice analysés par Reuters indiquent qu’elle détenait 2,4 millions de dollars chez Barclays fin 2018 et que plus de 600 000 dollars ont ensuite été transférés de ce compte vers UBS dans les trois semaines suivant l’arrestation de Jeffrey Epstein. Ces deux constats ne prouvent pas qu’Epstein ait lui-même détenu un compte chez Barclays. Upper Tribunal, décision du 26 juin 2025 · Reuters, 27 mars 2026
Cette frontière est essentielle. Le jugement Staley porte sur l’exactitude d’une réponse adressée au régulateur et sur l’intégrité d’un dirigeant. L’enquête Reuters porte sur le compte d’une autre personne, Ghislaine Maxwell, condamnée aux États-Unis et distincte juridiquement d’Epstein. Réunir ces éléments sous une même chronologie peut éclairer les contrôles de Barclays. Les fondre en une accusation unique produirait une conclusion que les sources ne permettent pas. Upper Tribunal, paragraphes 496 à 503 · Jugement pénal de Ghislaine Maxwell, SDNY, 29 juin 2022
La comparaison avec les autres banques est traitée dans notre enquête sur les signaux vus par les établissements. Le mécanisme d’exception commerciale chez Deutsche Bank fait l’objet d’une analyse séparée. Ici, la question est plus étroite : qu’a vérifié Barclays, sur qui la banque s’est-elle appuyée et que laisse désormais voir le compte Maxwell ?
Premier plan : une assurance construite autour de Staley
Le 15 août 2019, la FCA demande à Barclays une assurance écrite : le conseil s’est-il suffisamment informé et considère-t-il acceptable toute association de Jes Staley ou de Barclays avec Jeffrey Epstein ? La question ne se limite pas à une éventuelle connaissance des crimes. Le Tribunal a retenu qu’elle portait aussi sur la nature de l’association et sur les vérifications conduites par la banque. Upper Tribunal, paragraphes 318 à 371
La réponse est préparée par plusieurs responsables de Barclays à partir de conversations avec Staley et de documents élaborés durant l’été 2019. Le Tribunal conclut qu’au 8 octobre la banque ne disposait pas d’une image complète et exacte de la relation : elle ignorait notamment sa profondeur, la fréquence des contacts après la condamnation d’Epstein et leur poursuite jusqu’à la fin d’octobre 2015. Cette conclusion ne signifie pas que le conseil connaissait la fausseté de la lettre. Elle signifie que les informations reçues de Staley étaient incomplètes et différentes de l’évaluation ultérieure des juges. Upper Tribunal, paragraphes 316 et 317
Le 1er octobre, un premier projet de lettre indique que l’équipe de lutte contre la criminalité financière de Barclays a examiné les registres de la banque et n’a trouvé aucune relation de client avec Epstein ou ses « affiliés connus ». Dans le texte final, la référence aux affiliés disparaît. La lettre envoyée dit seulement que la revue n’a révélé aucune relation de client avec Epstein. Les pièces publiques établissent cette évolution rédactionnelle, mais pas son motif ni son auteur. Upper Tribunal, paragraphes 405 à 433
Ce constat négatif doit être lu littéralement. Il constitue le résultat déclaré d’une revue des registres de Barclays. Il ne permet ni d’affirmer que la méthode était exhaustive, ni d’inventer un compte qui n’a pas été trouvé. Le jugement public ne donne pas la liste des noms, entités, variantes orthographiques, contreparties, périodes ou bases de données testés. Upper Tribunal, texte de la lettre et paragraphes 405 à 433
La validation circulaire apparaît dans les courriels
Le 6 octobre, le directeur juridique de Barclays, Bob Hoyt, envoie à Staley le projet presque final en lui demandant si son langage est « juste et exact ». Le lendemain, les deux hommes parlent environ cinq minutes. Le Tribunal retient la version de Hoyt : il dit à Staley que seul Staley connaît les faits et doit décider si la formulation convient. À 12 h 37, Hoyt écrit à Higgins que Staley a relu la lettre et est à l’aise avec son langage. La seule modification alors attribuée à Staley porte sur le temps verbal d’une phrase sans rapport avec les deux affirmations contestées. Higgins envoie le texte le 8 octobre. Upper Tribunal, paragraphes 422 à 433
La faiblesse de contrôle est précise : les responsables de Barclays pensent que la relation n’est pas proche parce que Staley la leur a décrite ainsi, puis demandent à Staley de certifier que la synthèse issue de son propre récit est exacte. Hoyt a déclaré qu’il n’avait pas connaissance des courriels apparus plus tard et qu’il se reposait sur le jugement de Staley pour qualifier la relation. Higgins a témoigné qu’avec les informations connues ensuite, Barclays aurait probablement répondu autrement, n’aurait peut-être pas envoyé de lettre ou aurait ouvert une discussion avec la FCA. Upper Tribunal, paragraphes 475 et 476
En novembre 2019, JPMorgan informe la FCA avoir identifié des documents dans le cadre d’enquêtes américaines. La FCA contraint ensuite la banque à produire les échanges. Le dossier comprend plus de 1 200 courriels entre 2008 et 2012. Ces courriels concernent la période JPMorgan, pas des services bancaires fournis par Barclays. Ils éclairent ce que Staley savait de sa propre relation et ce qu’il n’avait pas décrit à Barclays. Upper Tribunal, paragraphes 7, 105 et 434
Le 26 juin 2025, le Tribunal conclut que Staley savait les deux affirmations inexactes, qu’il comprenait le risque de tromper la FCA et qu’il a agi sans intégrité en les approuvant. La décision finale de la FCA du 23 juillet 2025 fixe l’amende à 1 107 306,92 livres et lui interdit les fonctions de direction ou d’influence significative dans les activités financières régulées au Royaume-Uni. Il s’agit de sanctions personnelles contre Staley, pas d’une amende infligée à Barclays. Upper Tribunal, paragraphes 496 à 503 et 559 à 561
La décision répond à deux questions : la proximité de la relation et la date du dernier contact. Elle ne conclut pas que Staley a participé aux crimes d’Epstein et ne conclut pas non plus que le conseil de Barclays savait la lettre fausse. Lors de son départ le 1er novembre 2021, Barclays avait souligné que les conclusions préliminaires des régulateurs ne disaient pas que Staley avait vu ou connu les crimes d’Epstein. Cette limite ne change pas la conclusion ultérieure sur la lettre. Barclays, déclaration du 1er novembre 2021 déposée à la SEC · Upper Tribunal, paragraphes 473 à 503
Deuxième plan : un compte Barclays au nom de Maxwell
Le second plan repose sur une enquête de Reuters publiée le 27 mars 2026. Les journalistes ont examiné des fichiers rendus publics par le ministère américain de la Justice, des échanges bancaires et un rapport patrimonial produit en 2020 devant le tribunal fédéral de Manhattan par des comptables engagés par les avocats de Maxwell. Selon cette analyse, Barclays était à partir de 2017 le seul établissement hors des États-Unis où Maxwell détenait des fonds. Elle y détenait 2,4 millions de dollars à la fin de 2018. Reuters, 27 mars 2026
Reuters rapporte aussi que, dans les trois semaines suivant l’arrestation d’Epstein le 6 juillet 2019, UBS a reçu plus de 600 000 dollars provenant du compte Barclays de Maxwell. Les échanges examinés indiquent qu’elle rassemblait des fonds pour régler une facture de carte de crédit. Cette formulation documente l’origine bancaire immédiate et la destination des virements. Elle n’établit ni l’origine économique ultime de chaque dollar, ni leur caractère licite ou illicite. Reuters, 27 mars 2026
Le compte ne peut pas être décrit comme un compte d’Epstein. Le titulaire rapporté est Maxwell. La proximité entre deux personnes, même lorsqu’elle a donné lieu à une condamnation pénale de l’une d’elles, n’efface pas leur personnalité juridique ni les exigences de preuve propres à un compte bancaire. Aucune source publique examinée pour cet article n’établit qu’Epstein ait été client de Barclays ou qu’un compte ait été ouvert à son nom. Reuters, 27 mars 2026 · Upper Tribunal, texte de la lettre du 8 octobre 2019
Cette prudence n’annule pas les questions de conformité. Maxwell avait été publiquement associée à Epstein bien avant 2017. Les éléments désormais publiés permettent donc d’interroger l’entrée en relation, la classification du risque, la surveillance et la réaction de Barclays après l’arrestation d’Epstein. Ils ne donnent pas, dans leur état public, la date exacte d’ouverture ou de clôture du compte, l’entité Barclays concernée, le contenu de la connaissance client, les alertes éventuelles ou les décisions prises sur les virements vers UBS. Reuters, 27 mars 2026
La revue des registres décrite dans la lettre de 2019 rend la question plus concrète. Le premier projet mentionnait Epstein et ses affiliés connus, alors que la version finale ne mentionnait qu’Epstein. Le dossier public ne dit pas si Maxwell a été recherchée par son nom, si elle entrait dans la catégorie envisagée ni si son compte a été rapproché de l’enquête sur le directeur général. Cette absence d’information ne prouve pas qu’elle a été omise. Elle empêche simplement d’affirmer qu’elle a été incluse. Upper Tribunal, paragraphes 405 à 433 · Reuters, 27 mars 2026
Le contentieux des investisseurs se resserre, sans jugement de responsabilité
Dans l’affaire Merritt v. Barclays, des investisseurs ont engagé une action collective portant sur des ADR cotés à New York et des actions ordinaires cotées à Londres achetés entre le 22 juillet 2019 et le 12 octobre 2023. Le 10 juillet 2025, la cour fédérale de Californie a laissé plusieurs demandes fondées sur le droit américain franchir le stade de la recevabilité, tout en jugeant insuffisamment plaidée la demande fondée sur l’article 90A du droit britannique. À ce stade, le juge devait considérer les allégations correctement formulées comme vraies sans les déclarer prouvées. C.D. California, ordonnance modifiée du 10 juillet 2025
Le 28 juillet 2026, la même juge a rejeté sans autorisation de nouvelle modification la version remaniée de la demande britannique. L’ordonnance impose aux plaignants de déposer une troisième plainte retirant ce seul chef et précise que les demandes fédérales fondées sur l’Exchange Act continuent d’être examinées. Le rejet du volet britannique n’est donc ni une condamnation de Barclays, ni la fin documentée de toute l’affaire. C.D. California, ordonnance n°160 du 28 juillet 2026
La pression politique de 2026 vise précisément la méthode du conseil
Le 22 juillet 2026, la sénatrice Elizabeth Warren et les représentants Ro Khanna et Raja Krishnamoorthi ont adressé huit séries de questions au président de Barclays, Nigel Higgins. Ils demandent notamment quels contrôles ont précédé le recrutement de Staley, qui a rédigé et approuvé la lettre de 2019, pourquoi le conseil au complet n’a pas été saisi, quelles mesures disciplinaires ont été envisagées et si les régulateurs bancaires américains ont contacté Barclays après les nouvelles publications du DOJ. La lettre demandait une réponse avant le 5 août. Ces questions parlementaires ne sont pas des conclusions judiciaires. Lettre du 22 juillet 2026 · Communiqué du Congrès, 23 juillet 2026
Le 23 juillet, Barclays a déclaré à Reuters avoir enquêté à partir des informations alors disponibles et a rappelé que le régulateur britannique avait conclu que Staley avait trompé la banque. Barclays a ajouté que de nouvelles informations, portant sur des activités antérieures à son emploi chez Barclays, étaient apparues depuis. Cette position est cohérente avec le constat du Tribunal selon lequel Barclays ne disposait pas d’un tableau complet en 2019. Elle ne répond pas publiquement, dans les sources identifiées au 9 août, aux questions détaillées sur le recrutement, le périmètre de la revue des registres ou le compte Maxwell. Reuters, 23 juillet 2026 · Upper Tribunal, paragraphes 316 et 317
Huit questions publiques encore ouvertes
Les pièces permettent de poser des questions précises sans présumer leur réponse. Les personnes et institutions nommées ci-dessous pourraient détenir tout ou partie de l’information. Elles peuvent aussi être empêchées de la publier par le secret bancaire, le droit du travail, la confidentialité d’une enquête ou d’autres obligations. Leur silence ne confirmerait aucune hypothèse.
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Quels contrôles ont précédé le recrutement de Staley en 2015 ? Barclays et les membres du comité de nomination de l’époque pourraient préciser les questions posées sur la relation avec Epstein, les références indépendantes recherchées et les déclarations écrites obtenues. La lettre parlementaire du 22 juillet demande déjà à Barclays de publier ces éléments. Lettre du Congrès, questions 1 et 2
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Pourquoi l’assurance de 2019 a-t-elle reposé principalement sur Staley pour qualifier sa propre relation ? Nigel Higgins, Bob Hoyt, Crawford Gillies et les archives du conseil pourraient documenter les vérifications indépendantes envisagées, réalisées ou écartées. La FCA et la PRA pourraient préciser les attentes formulées à la banque, dans les limites de leurs règles de confidentialité. Upper Tribunal, paragraphes 318 à 433
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Qui a proposé et validé la disparition des mots « affiliés connus » entre le projet du 1er octobre et la lettre finale ? Les versions et courriels détenus par Barclays, ainsi que les pièces de la FCA, pourraient fournir une chronologie. Le changement est établi, sa raison ne l’est pas. Upper Tribunal, paragraphes 405 à 433
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Quel était le périmètre exact de la revue des registres ? Barclays pourrait indiquer, sous forme expurgée, les noms, entités, variantes, contreparties, périodes et systèmes recherchés. La FCA pourrait dire si elle a testé ou audité cette méthode. Le Tribunal publie le résultat déclaré, pas le protocole complet. Upper Tribunal, texte de la lettre et paragraphes 405 à 433
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La revue de 2019 a-t-elle inclus Ghislaine Maxwell et son compte ? Barclays est l’acteur le mieux placé pour répondre. La FCA pourrait préciser si elle a demandé une recherche sur les personnes étroitement associées à Epstein. Une réponse devrait distinguer la présence d’un compte, son niveau de risque et l’existence éventuelle d’alertes, sans exposer de données personnelles inutiles. Reuters, 27 mars 2026 · Upper Tribunal, paragraphes 405 à 433
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Quand le compte Maxwell a-t-il été ouvert, réévalué puis fermé ? Barclays pourrait publier une chronologie expurgée indiquant l’entité concernée, les dates de revue et les décisions prises après l’arrestation d’Epstein. Les documents DOJ et le rapport patrimonial cités par Reuters pourraient compléter cette chronologie s’ils sont publiés dans une forme indexée et expurgée. Reuters, 27 mars 2026
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Comment les virements de plus de 600 000 dollars vers UBS ont-ils été examinés ? Barclays et UBS pourraient décrire les contrôles appliqués sans révéler un éventuel SAR, dont l’existence ou l’absence ne doit pas être déduite. Les autorités compétentes pourraient préciser si ces mouvements ont été inclus dans une revue réglementaire. Reuters documente les virements, pas le raisonnement de conformité de Barclays. Reuters, 27 mars 2026
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Barclays a-t-elle répondu avant le 5 août aux parlementaires américains, et cette réponse sera-t-elle publiée ? Nigel Higgins, Elizabeth Warren, Ro Khanna et Raja Krishnamoorthi pourraient rendre disponible une réponse expurgée ou indiquer son statut. Au 9 août 2026, aucune réponse publique détaillée n’a été identifiée dans les sources consultées pour cet article. Lettre du Congrès, page 5
Une même institution, deux obligations de preuve
Le dossier Staley montre une banque qui a interrogé son directeur général, fait examiner ses registres et répondu au régulateur, mais qui ne détenait pas une description complète de la relation qu’elle évaluait. Le Tribunal a placé la faute réglementaire sur Staley : il connaissait les faits, a validé les deux affirmations et savait qu’elles pouvaient tromper la FCA. La question de gouvernance demeure parce que la méthode de Barclays a permis au sujet de l’examen de devenir la principale source de sa propre validation. Upper Tribunal, paragraphes 316, 317 et 473 à 503
Le compte Maxwell ouvre un autre champ. Il ne transforme pas Barclays en « banque d’Epstein ». Il documente une relation bancaire avec une personne étroitement associée à Epstein, 2,4 millions de dollars présents fin 2018 et plus de 600 000 dollars transférés vers UBS après l’arrestation de juillet 2019. La question rigoureuse n’est pas de changer le nom du titulaire. Elle est de savoir comment ce compte a été accepté, surveillé, rapproché du risque connu et traité lorsque le contexte a changé. Reuters, 27 mars 2026
Read the English version.
Sources
- Upper Tribunal, James Edward Staley v. Financial Conduct Authority, [2025] UKUT 00203, 26 juin 2025
- Financial Conduct Authority, décision finale concernant James Staley, 23 juillet 2025
- Financial Conduct Authority, communiqué sur la décision du Tribunal, 25 juillet 2025
- Barclays, changement de direction, dépôt SEC du 1er novembre 2021
- Reuters, compte Maxwell chez Barclays et transferts vers UBS, 27 mars 2026
- US District Court, SDNY, jugement pénal de Ghislaine Maxwell, 29 juin 2022
- US District Court, C.D. California, Merritt v. Barclays, ordonnance modifiée du 10 juillet 2025
- US District Court, C.D. California, Merritt v. Barclays, ordonnance n°160 du 28 juillet 2026
- Elizabeth Warren, Ro Khanna et Raja Krishnamoorthi, lettre à Nigel Higgins, 22 juillet 2026
- Reuters, audition de Jes Staley et position publique de Barclays, 23 juillet 2026
Limites
- La décision de l’Upper Tribunal statue sur la conduite de Staley et sur sa lettre à la FCA. Elle ne constitue ni une condamnation pénale de Staley, ni un jugement de responsabilité contre Barclays pour les crimes d’Epstein.
- Les montants du compte Maxwell et des virements reposent sur l’analyse par Reuters de documents DOJ, de courriels et d’un rapport patrimonial. Les pièces publiques indexées ne permettent pas de reconstruire indépendamment chaque mouvement ni le fonctionnement complet du compte.
- Détenir un compte ou effectuer un virement ne prouve pas en soi une infraction. Cet article ne qualifie pas les fonds de criminels et ne déduit aucun SAR de leur existence.
- Le compte attribué à Maxwell ne prouve pas un compte au nom d’Epstein, un contrôle d’Epstein sur ce compte ou des services fournis directement à Epstein par Barclays.
- La lettre des parlementaires américains formule des questions et reprend certaines allégations médiatiques. Elle n’est pas une décision de justice et ne prouve pas ses propres hypothèses.
- Les décisions Merritt portent sur la recevabilité des demandes civiles. Elles ne tranchent pas la responsabilité au fond. L’ordonnance du 28 juillet 2026 rejette le volet britannique sans autorisation de le modifier et laisse subsister, à cette date, les demandes fédérales américaines.
- L’état des sources et l’absence de réponse publique détaillée des parlementaires ou de Barclays sont arrêtés au 9 août 2026. L’absence de publication ne prouve pas l’absence de réponse confidentielle, d’enquête ou de travail réglementaire.
Cet article ne constitue en aucun cas un conseil en investissement.
// historique des révisions
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