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Le grand péage de la facture, 2/5 : 147 plateformes, combien de tuyaux ?
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Analyse complète
Bercy publie une liste impressionnante. Dans le fichier principal accessible le 22 août 2026, l0g dénombre 147 noms commerciaux. Un second fichier ajoute 16 candidats dont le dossier est complet mais qui attendent encore les tests d’interopérabilité. À première vue, la France aurait donc construit un marché extraordinairement dispersé, avec plus d’une centaine de concurrents capables de transporter les factures de millions d’entreprises.
La liste mesure un statut administratif sans cartographier la structure du marché. Le propre guide d’immatriculation de la DGFiP permet à une entreprise d’obtenir son numéro en utilisant l’intégralité, ou une grande partie, de la solution d’une plateforme déjà immatriculée. Deux marques distinctes peuvent disposer de deux autorisations distinctes tout en partageant une dépendance technique. À l’inverse, un logiciel utilisé par des milliers d’entreprises peut rester invisible dans le registre s’il intervient comme Solution Compatible raccordée à une plateforme agréée.
Le registre compte des opérateurs autorisés. Il ne compte ni les moteurs réellement indépendants, ni les groupes qui les contrôlent, ni les clouds et sous-traitants communs, ni les banques, logiciels et réseaux comptables qui orienteront le choix des entreprises.
Ce deuxième volet poursuit l’enquête ouverte sur le portail public amputé. Le premier article suivait l’infrastructure abandonnée par l’État. Celui-ci démonte la vitrine du marché privé qui a pris sa place.
À retenir
- La photographie officielle du 22 août 2026 contient 147 noms dans la liste principale et 16 dossiers dans la liste d’attente.
- Ces nombres recensent des immatriculations et des marques, pas des moteurs techniques indépendants.
- Le guide de la DGFiP décrit explicitement des montages dans lesquels une candidate réutilise tout ou partie de la solution d’une plateforme support.
- Dext reconnaît publiquement que son immatriculation repose sur un partenariat technologique avec Serensia. La répartition précise des briques entre les deux sociétés n’est pas publique.
- Au moins six acteurs du registre commercialisent ouvertement une infrastructure en marque blanche ou grise pour des logiciels et des distributeurs.
- Selon un compte rendu attribuant ces chiffres à la DGFiP, quinze plateformes infrastructurelles porteraient l’essentiel des volumes. Bercy ne publie ni leurs noms, ni leur méthodologie, ni les volumes correspondants.
Photographie officielle au 22 août 2026
La page de la DGFiP consacrée aux plateformes agréées sépare deux populations.
La liste principale rassemble les opérateurs présentés comme satisfaisant aux conditions requises, y compris les tests d’interopérabilité. La seconde liste recense les dossiers administrativement complets qui attendent encore la validation technique.
Le décompte l0g des fichiers accessibles le 22 août donne 147 lignes principales et 16 lignes en attente. Ces chiffres doivent toujours être datés. Le registre évolue à mesure que des tests sont terminés, que de nouveaux dossiers arrivent ou que des erreurs de publication sont corrigées. Le fichier principal comporte encore deux dates indiquées comme « à venir », rappel utile qu’un PDF officiel n’est pas une base d’analyse parfaitement nettoyée.
Chaque ligne contient surtout un nom commercial, une adresse, un site, un contact et une date. L’article 41 septies B de l’annexe IV au code général des impôts fixe précisément les informations rendues publiques. Il ne prévoit ni la publication de la plateforme technique utilisée, ni celle des sous-traitants, ni celle des volumes.
Le contraste est important. Depuis le décret du 27 juillet 2026, le dossier d’une plateforme doit également permettre d’identifier les personnes qui la contrôlent au sens du droit des sociétés. L’administration demande cette information, mais la liste destinée aux entreprises ne l’affiche pas.
Bercy dispose donc d’une carte plus riche que celle qu’il publie.
Une immatriculation propre peut utiliser la solution d’un autre
La pièce la plus utile n’est ni un communiqué d’entreprise, ni une analyse de consultant. C’est le guide utilisateur de la DGFiP pour demander l’immatriculation, mis à jour le 10 décembre 2025.
Sa page 20 traite directement des marques blanches et grises.
Dans le premier cas, la candidate utilise l’intégralité de la solution d’une plateforme déjà immatriculée. Elle doit fournir le contrat qui la lie à l’éditeur, la localisation des serveurs et la description de la liaison technique. Pour le reste, la documentation peut reprendre celle déjà remise par la plateforme support.
Dans le deuxième cas, la candidate exploite son propre portail et son propre dispositif d’authentification, mais réutilise la solution de l’éditeur support pour les autres fonctions. Là encore, l’essentiel des descriptifs techniques est celui déjà présenté par le fournisseur.
En dehors de ces montages, le fournisseur d’une brique est traité comme un sous-traitant. Le guide précise également qu’une marque blanche qui souhaite exploiter elle-même l’intégralité du code sur son propre hébergement doit suivre le processus classique.
La mécanique peut donc séparer jusqu’à cinq objets :
- la marque visible par l’entreprise ;
- la société qui détient l’immatriculation ;
- le moteur qui assure les fonctions réglementaires ;
- l’hébergeur et les sous-traitants ;
- le distributeur qui conserve la relation client.
Cette architecture n’est ni clandestine, ni irrégulière. Elle est prévue par l’administration et peut réduire le coût de développement, accélérer l’arrivée de nouveaux acteurs et éviter que chaque éditeur reconstruise la même infrastructure.
Le problème est ailleurs : le registre ne révèle pas les relations qu’il autorise.
La Solution Compatible ajoute un étage invisible
Une autre distinction augmente encore l’écart entre la liste et le marché réel.
Une plateforme agréée peut transmettre et recevoir les factures, mettre à jour l’annuaire et envoyer les données réglementaires à l’administration. Une Solution Compatible peut créer les documents, gérer l’interface ou automatiser les processus, mais elle doit se raccorder à une plateforme agréée pour accomplir les actes réservés.
L’entreprise peut donc croire qu’elle utilise uniquement son ERP, son logiciel de facturation ou l’outil de son expert-comptable. Le moteur réglementaire fonctionne derrière l’interface, parfois sans que sa marque soit mise en avant.
Le registre peut ainsi produire deux illusions opposées :
- surestimer le nombre d’infrastructures en comptant séparément plusieurs immatriculations adossées à une même solution ;
- sous-estimer le nombre d’interfaces commerciales en ne montrant pas toutes les Solutions Compatibles qui distribuent ces infrastructures.
Le lien documenté entre Dext et Serensia
Dext et Serensia apparaissent séparément dans la liste principale.
Dext explique pourtant, dans son centre d’aide consacré à la réforme, avoir été immatriculé « grâce à un partenariat technologique avec Serensia ». Dext se décrit comme une PA hybride, intégrée à son produit de pré-comptabilité et incluse dans les abonnements existants.
Cette phrase établit une dépendance technique publique entre deux lignes du registre. Elle ne permet pas de conclure que Dext et Serensia utilisent exactement le même système de bout en bout. Les pièces manquantes restent nombreuses :
- le montage relève-t-il du premier ou du deuxième cas décrit par la DGFiP ?
- quelles fonctions Dext opère-t-il directement ?
- qui gère l’authentification, l’hébergement, les tests et la reprise après incident ?
- les volumes Dext sont-ils comptés séparément de ceux du moteur support ?
- Dext pourrait-il changer d’infrastructure sans redésigner tous ses clients ?
La relation Dext-Serensia est surtout importante parce qu’elle donne un exemple vérifiable de ce que le registre ne montre pas.
Serensia a été acquise par Quadient en juin 2025. Quelques mois plus tard, Quadient affirmait que sa filiale était déjà assurée de traiter plus de 215 millions de factures par an, partenariats en marque blanche compris, soit plus de 10 % du marché adressable selon son propre calcul. Le communiqué citait TotalEnergies, BPCE et Dalkia, ainsi que Cerfrance, réseau représentant 320 000 TPE et PME, comme partenaire en marque blanche.
Ces volumes sont des déclarations de l’opérateur. l0g ne les transforme pas en parts de marché observées. Ils montrent néanmoins qu’une seule infrastructure peut espérer porter beaucoup plus de flux que son unique ligne dans le registre ne le laisse imaginer.
Les offres publiques d’infrastructure en marque blanche
Serensia n’est pas un cas isolé. Au moins six acteurs de la liste principale vendent publiquement une infrastructure destinée à rester partiellement ou totalement derrière la marque d’un autre logiciel.
Iopole
La fiche France Num d’Iopole décrit une plateforme full API destinée aux éditeurs. L’entreprise dit les aider soit à devenir Solutions Compatibles, soit à demander leur propre immatriculation. Elle revendique plus de 300 000 entreprises utilisatrices et une position de leader de la PA en marque blanche. Ces métriques sont déclaratives, mais les références publiées identifient de nombreux logiciels raccordés à son infrastructure.
B2BRouter
B2BRouter commercialise explicitement deux modèles. En marque blanche, le logiciel conserve sa marque et son expérience utilisateur tandis que B2BRouter assure la conformité. En marque grise, le partenaire technique reste visible.
Docoon
Docoon cite plusieurs éditeurs du BTP et de l’architecture qui intègrent sa plateforme en marque grise. La société commercialise également des montages en marque blanche.
Seres
Docaposte commercialise en marque blanche la plateforme développée par sa filiale Seres, immatriculée par la DGFiP sous le numéro 0020. L’éditeur distributeur peut conserver son identité, son tarif et sa relation client tout en utilisant l’infrastructure et la conformité réglementaire de Seres.
Seqino
Seqino vend une API en marque grise et une offre en marque blanche destinée aux éditeurs qui souhaitent obtenir leur propre immatriculation. La société a rejoint Crédit Mutuel Arkéa en 2025.
Serensia
Serensia commercialise directement sa technologie en marque blanche, avec maintenance et évolutions réglementaires prises en charge par le fournisseur.
Ce relevé n’est pas exhaustif. Il établit seulement un minimum documenté : au moins six noms de la liste principale se présentent publiquement comme des fournisseurs de plomberie pour d’autres marques.
Quinze infrastructures, selon un compte rendu
Le chiffre qui a donné naissance au titre initial de l’enquête vient d’un article de Compta Online.
Le média rapporte que, lors d’une conférence organisée le 6 juillet 2026 par l’Ordre des experts-comptables de Paris Île-de-France, Sébastien Rabineau, chef de la mission Facturation électronique à la DGFiP, aurait décrit :
- environ 140 plateformes recensées ;
- 52 envisageant d’émettre dès le 1er septembre 2026 ;
- quinze plateformes infrastructurelles servant de support à des solutions en marque blanche et portant l’essentiel du volume.
Cette information est plausible. Elle converge avec le guide officiel et avec les offres de marché identifiées. Elle reste secondaire et incomplète.
À la date de rédaction, l0g n’a trouvé :
- aucune liste officielle nommant les quinze ;
- aucune définition réglementaire stable de la catégorie « plateforme infrastructurelle » ;
- aucune ventilation des immatriculations par plateforme support ;
- aucune donnée publique sur les volumes réellement portés par chaque moteur.
Le chiffre ne doit donc pas être transformé en fait acquis. La formulation rigoureuse est la suivante :
Selon un compte rendu attribuant cette estimation à la DGFiP, une quinzaine d’infrastructures pourraient porter une large part du marché. Bercy ne publie pas les éléments permettant de contrôler cette affirmation.
Plusieurs lignes peuvent appartenir au même ensemble
Même sans connaître les relations de support, la liste officielle comporte déjà plusieurs ensembles visibles.
Elle contient KOLECTO PA et KOLECTO PDP, deux lignes renvoyant au même domaine. La fiche France Num de Kolecto précise que la société est une filiale à 100 % du groupe Crédit Agricole. La double ligne ne prouve pas un moteur unique. Elle exige simplement d’expliquer quelles entités, quels numéros et quels périmètres sont distingués.
La liste contient aussi ECOSIO et ecosio InterCom, a Vertex Company, avec le même domaine de contact. Vertex a finalisé l’acquisition d’ecosio en août 2024.
Deux lignes sont consacrées à EDICOM France et EDICOM Group, avec le même domaine et la même adresse de contact. Deux autres concernent DOCOON et DOCOON IMMO / FREEDZ, dont les contacts renvoient au groupe Docoon.
Ces rapprochements ne suffisent pas à fusionner les lignes dans un calcul de concurrence. Un groupe peut exploiter plusieurs entités, plusieurs environnements ou des produits distincts. Ils suffisent en revanche à invalider une lecture naïve : 147 lignes ne signifient pas 147 propriétaires indépendants.
La consolidation a commencé avant l’obligation
Le marché s’organise au moment où les spécialistes de la facture, de la fiscalité et de la comptabilité sont absorbés par des groupes plus vastes.
| Plateforme ou éditeur | Groupe de contrôle documenté | Opération publique |
|---|---|---|
| Pagero | Thomson Reuters | Acquisition finalisée en février 2024 |
| ecosio | Vertex | Acquisition finalisée en août 2024 |
| Chaintrust | Visma | Acquisition annoncée en janvier 2024 |
| Dext | IRIS Software Group | Acquisition finalisée en décembre 2024 |
| Serensia | Quadient | Acquisition finalisée en juin 2025 |
| Sellsy | TeamSystem | Intégration au groupe annoncée en 2025 |
| Seqino | Crédit Mutuel Arkéa | Intégration indiquée par Seqino en 2025 |
| Kolecto | Crédit Agricole | Filiale à 100 % selon France Num |
Aucune de ces opérations n’est anormale. Une infrastructure réglementaire européenne, des connexions comptables et un accès récurrent aux flux d’entreprise constituent des actifs logiques pour des groupes de logiciels, de fiscalité, de banque ou d’automatisation documentaire.
Leur accumulation change toutefois la bonne unité d’analyse. L’étude du marché doit croiser groupe, technologie, canal de distribution et nom commercial.
Le pouvoir peut se trouver dans la distribution
Le moteur n’est qu’un des lieux possibles de concentration.
Cerfrance représente, selon Quadient, 320 000 TPE et PME et a choisi Serensia en marque blanche. Kolecto est contrôlée par Crédit Agricole. Seqino appartient à Crédit Mutuel Arkéa et indique avoir commencé sa distribution bancaire dès 2022. TeamSystem affirme accompagner plus de 3,1 millions d’entreprises en Europe et traiter plus de 500 millions de factures électroniques par an sur ses plateformes, chiffres qui portent sur le groupe et non sur la seule PA française Sellsy.
Un réseau bancaire, un logiciel comptable ou une profession réglementée peut orienter bien davantage d’entreprises qu’un spécialiste technique inconnu du grand public. La compétition se joue donc sur quatre marchés liés :
- celui de l’infrastructure réglementaire ;
- celui de l’interface utilisée quotidiennement ;
- celui de la distribution et de la désignation dans l’annuaire ;
- celui des services adjacents, paiement, trésorerie, crédit, affacturage ou automatisation comptable.
Sans statistiques d’annuaire et de volume par groupe et par moteur, il est impossible de calculer une part de marché sérieuse.
Données à publier par Bercy
Une transparence utile ne nécessiterait pas de révéler le code, les contrats commerciaux ou les secrets de sécurité. Un registre enrichi pourrait indiquer, pour chaque ligne :
- l’entité juridique et son identifiant officiel ;
- le groupe ou les personnes qui la contrôlent ;
- l’existence d’une plateforme support ;
- le type de montage, solution intégrale, portail propre ou sous-traitance classique ;
- les principaux sous-traitants critiques et le fournisseur cloud, éventuellement sous forme agrégée ;
- le nombre d’entreprises désignées dans l’annuaire ;
- les volumes directs et indirects ;
- la procédure de continuité si le moteur support perd son immatriculation ou tombe durablement en panne.
Le droit pourrait protéger les détails sensibles tout en publiant les dépendances essentielles. À défaut de données nominatives, Bercy pourrait au moins produire des agrégats par groupe et par plateforme support.
Cette transparence répondrait à deux besoins différents. Les entreprises sauraient réellement ce qu’elles choisissent. Les pouvoirs publics pourraient mesurer le risque qu’une panne, un retrait d’agrément ou une acquisition affecte plusieurs marques simultanément.
Résultats établis par l’enquête
Elle établit que la liste de la DGFiP est un registre d’autorisations, pas une carte de la concurrence.
Elle établit que le processus officiel permet à plusieurs immatriculations de s’appuyer sur une même solution.
Elle établit qu’un marché de l’infrastructure en marque blanche existe déjà et que plusieurs groupes contrôlent plusieurs briques de la chaîne.
Elle établit enfin que Bercy demande davantage d’informations aux plateformes qu’il n’en restitue aux entreprises.
Cartographier les dépendances
La France peut compter 147 plateformes agréées et dépendre d’un nombre beaucoup plus petit de moteurs. Elle peut aussi compter 147 plateformes et offrir aux entreprises des centaines d’interfaces distribuées par leurs banques, leurs logiciels et leurs comptables.
Ces deux réalités peuvent coexister.
Le chiffre public donne une impression de profusion. La structure réelle se trouve derrière : quelques infrastructures, des groupes en consolidation, des distributeurs puissants et une multitude de marques visibles.
Bercy a créé un registre des portes d’entrée. Pour juger la concurrence et la résilience du système, il faut désormais publier le plan des canalisations.
Sources principales
- DGFiP, liste officielle des plateformes agréées
- DGFiP, liste principale accessible le 22 août 2026
- DGFiP, liste des dossiers en attente de tests
- DGFiP, guide de demande d’immatriculation, mise à jour du 10 décembre 2025
- Légifrance, informations publiées dans la liste officielle
- Légifrance, identification des personnes contrôlant la plateforme
- Dext, partenariat technologique avec Serensia
- Quadient, acquisition de Serensia
- Quadient, volumes revendiqués pour Serensia et ses marques blanches
- France Num, offre Iopole destinée aux éditeurs
- Compta Online, compte rendu mentionnant quinze plateformes infrastructurelles
Limites
- Cette enquête ne permet pas de compter exactement les moteurs indépendants.
- Deux marques appartenant au même groupe n’utilisent pas nécessairement la même infrastructure.
- La concentration effective des volumes ne pourra pas être mesurée avant la publication des données d’annuaire et de production.
- La marque blanche ne constitue pas un risque en soi. La mutualisation peut améliorer les tests, la sécurité et les coûts, mais elle peut aussi concentrer des dépendances. Cette différence doit être mesurée.
Cet article ne constitue en aucun cas un conseil en investissement.
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