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Pourquoi votre budget raconte une autre inflation

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Analyse complète
Un même mouvement des prix traverse des budgets très différents. La place du logement, les trajets obligés et les habitudes d’achat changent l’exposition d’un ménage. Pour comprendre la pression ressentie, il faut suivre le niveau des prix, la composition des dépenses et l’argent qui reste disponible.
Le 30 octobre 2026, l’Insee estime provisoirement que les prix à la consommation ont augmenté de 3,4 % sur un an en octobre, après 3,1 % en septembre. Le premier chiffre, un glissement annuel, compare octobre à octobre ; le second, septembre à septembre. Les résultats définitifs d’octobre sont annoncés pour le 13 novembre. Cette succession de dates peut sembler administrative. Elle définit pourtant exactement la question à laquelle répond chaque taux. R02 R03
À la caisse, le point de comparaison est souvent plus ancien. On se souvient du prix payé avant les grandes hausses, du montant d’un plein, de la place qu’occupait l’alimentation dans le budget. L’Insee documente ce changement de niveau : entre la moyenne de 2015 et le premier semestre 2026, les prix alimentaires ont progressé d’environ 35 %, contre 23 % pour l’ensemble des prix à la consommation. Ces variations cumulées racontent une autre période que le chiffre publié aujourd’hui. R01
Pour comprendre cet écart, regardons les dépenses qui composent un budget. Une famille qui achète davantage de nourriture, une personne qui doit prendre sa voiture pour travailler, un locataire et un propriétaire ayant terminé son crédit rencontrent des contraintes différentes. Leur situation dépend aussi des produits choisis, des aides reçues et des revenus. Aucune étiquette de ménage ne suffit à reconstruire tout cela.
Les hausses passées restent dans l’addition
L’inflation mesure une variation des prix entre deux dates. Le niveau des prix garde, lui, la trace des mouvements successifs. C’est une distinction simple, mais indispensable pour lire un budget. La Banque centrale européenne l’utilise également dans son explication des écarts entre inflation mesurée et inflation perçue. R12
Prenons un exemple construit. Un panier de 100 euros augmente de 10 % : il coûte 110 euros. L’année suivante, sa hausse ralentit à 2 %. Il atteint alors 112,20 euros. Le rythme a diminué, tandis que l’addition continue de monter. Les deux hausses se composent : 1,10 multiplié par 1,02 donne 1,122, soit 12,2 % de hausse cumulée.
Cette mécanique aide à comprendre pourquoi une amélioration du taux annuel peut laisser un budget sous pression. Elle fonctionne également dans l’autre sens : une baisse ponctuelle efface une partie des hausses précédentes, selon son ampleur et le prix auquel elle s’applique. Le niveau de départ compte toujours.
Méthode et périmètre
Séries Insee 011813717 (alimentation) et 011814630 (ensemble), base statistique 2025, France, ensemble des ménages, non corrigées des variations saisonnières, version du 30 octobre 2026. Chaque indice mensuel est divisé par la moyenne des douze indices de 2015, puis multiplié par 100. Courbes de janvier 2015 à juin 2026 ; les encadrés comparent la moyenne de 2015 à la moyenne des six premiers mois de 2026, et non juin seul. Niveaux calculés : 134,6796 et 122,5250. Axe vertical 95–140 explicitement gradué. Les séries longues sont rétropolées selon la documentation Insee ; les moyennes affichées retrouvent les arrondis +35 % et +23 % de la publication du 15 octobre.
La figure suit les indices mensuels de l’alimentation et de l’ensemble des prix. Nous les avons ramenés à une même référence, la moyenne de 2015 égale à 100. Les moyennes du premier semestre 2026 atteignent alors environ 134,7 pour l’alimentation et 122,5 pour l’ensemble. Le calcul retrouve les arrondis de la publication de l’Insee ; il permet surtout de voir quand l’écart s’est creusé. R01 R04
Le souvenir d’un ancien prix constitue ainsi une information sur une longue période. Une fréquence d’achat élevée peut aussi rendre certaines variations plus présentes à l’esprit. La BCE décrit ce mécanisme pour les achats courants. Sa portée reste celle d’une explication possible du ressenti : les contraintes de revenu et de dépenses demandent, elles, d’être examinées dans leurs montants. R12
Chaque euro donne un poids à un prix
L’indice des prix à la consommation, ou IPC, suit l’évolution des prix à caractéristiques comparables. Les produits comptent dans le résultat en proportion des dépenses qu’ils représentent. Cette pondération donne davantage de place à une catégorie qui absorbe une grande part de la consommation nationale. Elle décrit une structure collective de dépenses, avec une actualisation annuelle. R05
Un ménage dispose de sa propre répartition. Imaginons qu’un poste représente 10 % de son panier de départ et que ses prix augmentent de 20 %. Dans un calcul simple à pondérations fixes, il apporte 2 points à la hausse du panier. Avec un poids de 25 %, la même variation apporte 5 points. L’exposition change avec la place occupée par la dépense.
Les données de 2026 offrent un cas parlant. Sur une fenêtre commune allant de décembre 2025 à septembre 2026, l’indice de l’énergie augmente d’environ 22,17 %, celui de l’alimentation de 1,43 % et celui des services de 2,26 %. Il s’agit de neuf mois, avec des données définitives disponibles au 30 octobre. Les cinq grands agrégats utilisés dans notre calcul couvrent alimentation, tabac, produits manufacturés, énergie et services. R03 R04
Méthode et périmètre
Décembre 2025 à septembre 2026, indices définitifs en base 2025 et pondérations nationales 2026. Calcul l0g : contribution = poids/10 000 × (indice septembre/indice décembre − 1) ×100, en points de pourcentage. Les cinq contributions se somment à 3,1217607 %, avant arrondi. L’indice ensemble publié donne 3,1215608 % sur la même fenêtre ; arrondis et agrégation expliquent ce très faible écart. Les valeurs affichées sont arrondies à trois décimales pour les contributions, à deux pour la formule énergétique et le total. Les traits du graphique partent de zéro ; les produits manufacturés ont une contribution légèrement négative. Ce calcul pédagogique n’est pas une série officielle de contributions ni un taux annuel.
Avec la structure nationale de pondérations 2026, l’énergie représente 7,64 % du panier. Sur cette fenêtre, elle apporte environ 1,69 point à la hausse calculée, sur un total proche de 3,12 %. Le résultat illustre un mécanisme : un poste relativement petit peut contribuer fortement lorsque son prix bouge beaucoup. Les contributions présentées sont nos calculs à partir des indices et des poids publiés. R04
Ces opérations demandent un calendrier cohérent. L’IPC est chaîné annuellement : ses poids évoluent, et les maillons successifs sont raccordés. Le simulateur de l’Insee et la documentation d’Eurostat expliquent cette procédure. Une simple moyenne de niveaux d’indices sur dix ans laisserait de côté ce raccordement. Notre outil retient une seule fenêtre à l’intérieur de 2026 pour rendre le mécanisme de pondération lisible. R06 R11
Depuis janvier 2026, l’IPC utilise la base 2025 et une classification détaillée rénovée. Les séries longues employées ici ont été rétropolées par l’Insee. Le changement du nombre affiché pour l’année de base sert de référence de calcul ; les comparaisons reposent sur les rapports entre indices d’une même série. La documentation accompagne les changements de classement et de raccordement. R05 R15
Le logement occupe le budget avant le premier achat
La dépense de logement permet de comprendre pourquoi les poids nationaux s’éloignent parfois de l’expérience d’un ménage. Un loyer absorbe une part importante des ressources de certains locataires. Dans l’IPC, son poids est réparti sur la consommation de tous les ménages, y compris ceux qui ne versent aucun loyer. L’achat d’un logement et les remboursements d’emprunt relèvent d’autres opérations que la consommation suivie par l’indice. R14
L’Insee mesure aussi le logement avec un indicateur adapté à la contrainte budgétaire : le taux d’effort, rapport entre dépenses de résidence principale et revenus. Pour le taux net, les aides au logement sont retranchées des dépenses. Une étude publiée le 23 septembre 2026 décrit les situations observées début 2024. Elle fournit donc un repère structurel, avec une période antérieure aux dernières hausses de prix. R07
Méthode et périmètre
Insee Première n°2128, publié le 23 septembre 2026, figure 1, enquête Logement 2023–2024. Taux d’effort net = somme des dépenses de résidence principale moins aides au logement, divisée par somme des revenus, ×100. Il s’agit de ratios de sommes par groupe, distincts d’une moyenne de ratios individuels. Revenus avant impôts directs et hors aides au logement. Dépenses incluant notamment capital et intérêts remboursés chez les accédants, taxe foncière, charges, eau et énergie. Champ : résidences principales, France hors Mayotte, ménages en logement ordinaire, hors personne de référence étudiante et revenus négatifs. Axe 0–100 ; les barres représentent la fraction du dénominateur statistique, dont le reste inclut encore impôts et autres usages. Cette mesure de logement diffère du périmètre de consommation de l’IPC.
Dans cette étude, le taux d’effort net atteint 25,4 % pour les locataires du parc privé, 24,0 % dans le parc social et 23,3 % pour les propriétaires accédants. Il est de 7,4 % chez les propriétaires sans crédit d’acquisition restant. Ces ratios mettent en regard la somme des dépenses et la somme des revenus de chaque groupe. Ils incluent notamment le capital remboursé pour les accédants ; leur dénominateur est un revenu avant impôts directs, hors aides au logement. R07
Ces définitions sont essentielles pour interpréter la figure. On ne peut pas déduire le budget d’un locataire précis de la barre correspondant à son groupe. On peut en revanche comprendre pourquoi le logement crée des marges de manœuvre différentes, avant même de comparer l’évolution du prix des courses.
Les dépenses pré-engagées apportent un autre éclairage. Ce sont des dépenses liées à des contrats difficiles à renégocier à court terme : logement et charges associées, certains abonnements, assurances ou services financiers, selon la définition statistique. Leur caractère contractuel explique le terme. L’alimentation peut rester indispensable tout en étant située hors de cette catégorie. R13
Une personne dépendante de sa voiture rencontre une contrainte encore différente. Son carburant peut varier avec les déplacements ; la possibilité de réduire ces déplacements dépend du lieu de travail, des horaires et des solutions disponibles. Nous traitons ici ce cas comme un mécanisme à examiner dans un budget, sans lui attribuer une part de dépense supposée commune à tous les ménages ruraux.
Un ticket plus léger peut cacher un changement d’achat
La dépense résulte à la fois du prix, de la quantité et du produit choisi. Réduire les quantités ou changer de référence peut contenir le montant payé pendant que les prix comparables augmentent.
Voici un second exemple construit. Une référence A passe de 1 euro à 1,40 euro ; une référence B, de 2 euros à 2,50 euros. Leurs hausses respectives sont de 40 % et de 25 %. Une personne qui achetait une unité de B à 2 euros puis choisit une unité de A à 1,40 euro voit son ticket baisser de 30 %. Elle a changé de produit. Pour mesurer les prix, il faut suivre séparément les évolutions de A et de B.
Méthode et périmètre
Valeurs entièrement choisies pour l’explication, sans observation de produit ou de ménage. Référence A : 1 € puis 1,40 €, soit +40 %. Référence B : 2 € puis 2,50 €, soit +25 %. Achat choisi : une unité de B à la première date, une unité de A à la seconde ; variation de dépense = 1,40/2 −1 = −30 %. Les produits sont différents et aucune équivalence de qualité ou d’utilité n’est supposée. Le schéma explique la distinction entre prix comparable et dépense observée, éclairée par la documentation méthodologique R10.
Le choix de gamme peut aussi modifier l’inflation effectivement rencontrée. Une étude exploratoire de l’Insee publiée en mars 2026 trouve, entre janvier 2022 et décembre 2025, une hausse cumulée du panier d’entrée de gamme supérieure de 10 points à celle de l’ensemble étudié. Le champ est précis : alimentation hors produits frais dans les hypermarchés et supermarchés de France métropolitaine, hors hard discount. Les produits absents à l’une des extrémités sont écartés, et les paniers sont recomposés annuellement. R08
Cette observation invite à regarder plus finement le contenu d’une rubrique « alimentation ». Deux personnes qui lui consacrent la même part du budget peuvent acheter des références différentes, dans des circuits différents. Notre outil à cinq catégories conserve les évolutions moyennes à l’intérieur de chaque groupe. Son degré de détail doit rester visible au lecteur.
La comparaison de qualité fait partie du même travail. Lorsqu’une contenance diminue et que cette caractéristique est observée, la méthode de l’IPC corrige la comparaison du prix. Les remplacements de produits demandent également des ajustements pour rapprocher des caractéristiques comparables. Certaines dégradations plus difficiles à observer laissent davantage d’incertitude. Le billet méthodologique de l’Insee expose ces choix et leurs limites. R10
Pour un ménage, un ajustement statistique de qualité et une sortie d’argent répondent à des préoccupations distinctes. Un équipement plus performant peut représenter une amélioration mesurable tout en exigeant une somme difficile à financer. Cette différence fait partie du dialogue entre l’indicateur de prix et le budget.
Trois paniers, le même calendrier
Pour rendre ces relations manipulables, nous avons construit trois paniers de départ de 2 000 euros, exprimés aux conditions de décembre 2025. Le montant est choisi pour la pédagogie. Le premier reprend les proportions nationales de pondérations 2026 ; les deux autres attribuent respectivement 20 % à l’énergie et 30 % à l’alimentation. Toutes les répartitions figurent dans l’outil. Ces paniers sont des exemples, avec une composition choisie.
Le calcul applique à chaque montant le rapport entre l’indice de septembre 2026 et celui de décembre 2025, puis additionne les coûts obtenus. Chaque euro du panier suit ainsi l’indice de sa catégorie. Les résultats monétaires sont arrondis au centime par poste avant sommation. R04 R06
Méthode et périmètre
Modèle construit à cinq groupes, selon les hypothèses ci-dessous. Montants initiaux alimentation/tabac/manufacturés/énergie/services : repère 2026 = 297/33,60/477,60/152,80/1 039 € ; énergie 20 % = 300/0/400/400/900 € ; alimentation 30 % = 600/0/400/160/840 €. Coût de chaque poste = montant initial × indice septembre/indice décembre, arrondi au centime avant sommation. Coûts totaux : 2 062,44 ; 2 113,10 ; 2 062,85 €. Les barres de composition totalisent chacune 100 % ; les barres de supplément partagent l’échelle 0–120 €. Les proportions nationales servent de repère conventionnel, les deux autres répartitions sont fictives ; aucun profil démographique observé n’est représenté. Neuf mois, sans annualisation, prévision ou mesure exacte d’inflation individuelle. Le calcul à cinq agrégats et les arrondis peuvent produire de petits écarts avec l’IPC publié.
l0g / PRIX ET BUDGET DES MÉNAGES / CALCULATEUR LOCAL
Comparer des paniers à cinq postes
Panier de départ construit : 2 000 € aux conditions de décembre 2025, avec les proportions nationales 2026 comme composition conventionnelle. Les indices définitifs de septembre 2026 donnent 2 062,44 €. Modifiez les montants de départ pour examiner l’effet des pondérations.
Modifier les cinq montants de départ
- Panier initial
- Coût comparatif
- Écart de coût
- Variation calculée
Une comparaison à quantités et grandes catégories nationales constantes, distincte d’un taux officiel d’inflation individuel.
Détail par catégorie
Alimentation
- Part initiale
- Coût comparatif
- Contribution à la variation
Tabac
- Part initiale
- Coût comparatif
- Contribution à la variation
Produits manufacturés
- Part initiale
- Coût comparatif
- Contribution à la variation
Énergie
- Part initiale
- Coût comparatif
- Contribution à la variation
Services
- Part initiale
- Coût comparatif
- Contribution à la variation
Calcul et périmètre
Chaque montant initial est multiplié par le rapport entre l’indice de septembre 2026 et celui de décembre 2025 de sa catégorie. Chaque coût est arrondi au centime le plus proche, à la hausse en cas d’égalité, avant sommation. Les parts et contributions en points utilisent ces coûts arrondis. Les pourcentages arrondis séparément peuvent légèrement différer à l’addition.
Les cinq postes composent des paniers fictifs. Chaque catégorie conserve sa composition nationale interne. L’énergie regroupe chauffage et carburants ; les services, loyers et autres consommations. Épargne, achat immobilier, remboursements d’emprunt et impôts directs restent hors de ce panier de consommation. Le revenu et le pouvoir d’achat demandent une analyse distincte.
Les calculs restent dans cette page. Les montants sont gardés en mémoire pendant son ouverture.
Le panier fondé sur les proportions nationales atteint 2 062,44 euros, soit une hausse d’environ 3,12 %. Celui qui réserve 20 % à l’énergie monte à 2 113,10 euros, soit 5,66 %. L’exemple comprenant 30 % d’alimentation atteint 2 062,85 euros, soit 3,14 %. Ce dernier résultat est intéressant : une part alimentaire élevée, dans cette répartition précise et sur ces neuf mois, produit une hausse proche du premier panier.
La comparaison remet le calendrier au centre. L’alimentation a beaucoup augmenté sur la décennie ; sur la fenêtre récente choisie, le mouvement de l’énergie pèse davantage dans la différence entre nos scénarios. Les taux cumulés depuis 2015 et les variations depuis décembre 2025 décrivent deux histoires compatibles. R01 R04
Le lecteur peut modifier les montants initiaux. Le calcul affiche les parts, les coûts comparatifs et la contribution de chaque catégorie. Il permet d’examiner un mécanisme de pondération. Il reste sensible au regroupement des produits : le chauffage au gaz et le carburant suivent tous deux l’agrégat énergie de cet exercice ; le loyer partage l’agrégat services avec d’autres consommations.
Les montants doivent également conserver le périmètre choisi. L’épargne, l’achat immobilier, les remboursements d’emprunt et les impôts directs restent hors de ce panier de consommation. Les données sont embarquées dans le fichier ; le calcul s’effectue localement à partir de nombres bornés. Le résultat se rapporte uniquement à la période affichée.
Le pouvoir d’achat comporte aussi un revenu
La contrainte d’un budget dépend de ses ressources autant que des prix. Une augmentation de revenu peut absorber une partie de la hausse des dépenses ; une perte de revenu peut tendre le budget avec des prix inchangés. Pour analyser le pouvoir d’achat, il faut donc choisir un revenu cohérent avec les dépenses et l’indice de prix auquel on le compare. Les comptes nationaux utilisent leur propre déflateur de consommation pour cette opération. R01 R09
La santé illustre une autre frontière. L’IPC suit notamment les médicaments et les soins de ville avant remboursement public. L’indice harmonisé européen, IPCH, tient compte de ces prises en charge selon ses conventions. Une évolution du remboursement peut donc changer le montant supporté par le patient sans hausse équivalente du prix observé dans l’IPC. Les aides au logement et le chèque énergie gardent encore un traitement particulier : ils ne sont pas déduits de l’IPCH. R09
Ces différences de périmètre expliquent pourquoi un relevé bancaire demande une lecture complémentaire. Pour retrouver l’origine d’une tension, on peut examiner séparément les prix comparables, les quantités achetées, les produits choisis, les engagements et les revenus. Chaque mouvement possède sa propre transmission vers la somme qui reste disponible.
L’indice national reste utile pour suivre une évolution commune avec une méthode explicite. Le budget individuel apporte le détail de l’exposition et des possibilités d’ajustement. Dans notre enquête, l’écart alimentaire accumulé, le choc énergétique récent et les contraintes de logement racontent chacun une partie du problème. Leur articulation rend l’addition plus intelligible et permet de poser des questions beaucoup plus précises que le seul face-à-face entre un taux et un ressenti.
Méthode. Enquête documentaire arrêtée au 30 octobre 2026, heure de Paris. Les données de prix sont issues des séries Insee en base 2025, dans leur version disponible à cette date. Les périodes, champs géographiques et statuts provisoire ou définitif sont indiqués au fil du texte et dans les figures. Les exemples de paniers et de changements de produits sont construits. Aucun relevé bancaire, entretien original ou profil individuel observé n’a été utilisé. Les références ci-dessous précisent les sources et leurs limites ; le calculateur détaille le périmètre des exemples.
Pour prolonger la lecture
Les ménages interrogés par la BCE face à des factures plus lourdes éclairent le décalage entre dépenses et ressources attendues. L’analyse du budget français pour 2027 examine la transmission des mesures fiscales et sociales aux revenus et à la consommation. Ces angles complètent la mesure des prix, avec leurs périodes et leurs méthodes propres.
Sources et références
Documents consultés le 30 octobre 2026. Les données provisoires, les séries définitives et les exemples construits conservent leur période et leur périmètre.
- Pouvoir d’achat, inégalités de revenu et pauvreté : Quelques questions
Établit les ordres de grandeur de +35 % pour l’alimentation et +23 % pour l’ensemble depuis 2015.
Passages et périmètre
Comparaisons de prix entre la moyenne de 2015 et le premier semestre 2026 ; d’autres passages ont leurs propres périodes.
Section 4, « Sur plus longue période, les dix dernières années, comment ont évolué les prix ? » ; comparaisons alimentation et ensemble.
Les valeurs sont arrondies. La mention de septembre à +3,0 % reprend l’estimation provisoire ; R03 donne le résultat définitif à +3,1 %.
- En octobre 2026, les prix à la consommation augmenteraient de 3,4 % sur un an : Informations Rapides 266
Situe l’actualité : IPC +3,4 % sur un an, +0,4 % sur un mois ; IPCH +3,8 % sur un an.
Passages et périmètre
Octobre 2026 comparé à octobre 2025 et à septembre 2026 ; publication du 30 octobre à 08h45.
Texte introductif, tableau « Évolutions des indices des prix à la consommation » et calendrier de prochaine publication.
Estimation provisoire. Les résultats définitifs d’octobre sont annoncés pour le 13 novembre 2026 à 08h45 ; l’outil utilise septembre.
- En septembre 2026, les prix à la consommation augmentent de 3,1 % sur un an : Informations Rapides 247
Vérifie les six indices de septembre, les poids 2026 et le taux annuel définitif de +3,1 %.
Passages et périmètre
Septembre 2026 ; variations par rapport à août 2026 et septembre 2025.
Tableau « Variations définitives des indices de prix détaillés », ensemble des ménages, cinq regroupements conjoncturels ; section « Révisions ».
Les variations sur un an diffèrent de la fenêtre décembre 2025–septembre 2026 de l’outil. Les sous-groupes du tableau ne doivent pas être ajoutés à leurs totaux.
- Indices des prix à la consommation : Base 2025, famille 129209311 (IPC-2025)
Fournit les indices, leurs caractéristiques et poids ; permet les ratios de l’outil et les figures originales.
Passages et périmètre
Archive du 30 octobre 2026 ; indices mensuels retenus de janvier 2015 à septembre 2026 ; outil décembre 2025–septembre 2026 ; pondérations de 2026.
valeurs_mensuelles.csv, valeurs_annuelles.csv et caractéristiques.csv ; six indices 011813717/011814110/011813780/011813864/011813906/011814630 ; poids 011814578/011814548/011814496/011814509/011814579/011814663.
IPC France, ensemble des ménages, non corrigé, base 2025. Séries historiques rétropolées et chaînées annuellement ; codes et millésime préservés. Les agrégats restent larges.
- Indice des prix à la consommation (base 100 = 2025) : La méthode en bref
Définit le champ France métropolitaine et cinq Drom, les concepts IPC/IPCH, les pondérations et le chaînage annuel.
Passages et périmètre
Méthode de la base 2025, mise à jour en février 2026.
Page 1, « Champ » ; sections « Méthode de calcul » et « Production et publication ».
Description de la production statistique ; les achats et les revenus d’un ménage particulier demandent des informations supplémentaires.
- Simulateur d’inflation personnalisée
Recoupe la méthode déchaînage–agrégation–rechaînage et explicite les limites d’un panier personnalisé.
Passages et périmètre
Version consultée le 30 octobre 2026 ; treize postes eCOICOPv2.
Documentation ; « Méthode de calcul et limites » ; « Calculer un indice personnalisé ».
Les dépenses dites moyennes sont mensuelles par habitant sur le champ IPC. Les poids constants et les regroupements peuvent créer un écart avec l’indice officiel.
- Le logement pèse moins sur le budget des ménages en 2024 qu’il y a dix ans, sauf pour les plus modestes : Insee Première 2128
Documente les taux d’effort nets du logement : 25,4 % privé, 24,0 % social, 23,3 % accédants et 7,4 % non-accédants.
Passages et périmètre
Début 2024 ; enquête Logement 2023–2024, collectée de septembre 2023 à juillet 2024 ; comparaison avec 2014.
Figure 1 et sections « Sources » et « Définitions » ; données Figure 1, cellules K7/K5/K11/K9.
Rapports des sommes de dépenses aux sommes de revenus par groupe ; France hors Mayotte et exclusions d’enquête. Le revenu est avant impôts directs, hors aides au logement ; le capital remboursé entre dans les dépenses des accédants.
- Durant la période inflationniste, les comportements de descente en gamme ont contribué pour deux points à la baisse de la consommation alimentaire, et les prix des produits d’entrée de gamme ont augmenté sensiblement plus vite que les autres
Montre que les évolutions de prix peuvent différer au sein même d’une catégorie alimentaire.
Passages et périmètre
Janvier 2022–décembre 2025 pour les indices par gamme ; autres calculs de volume sur 2021–2024.
Pages imprimées 73–74, figure 7 ; encadré méthodologique 4, page 78 (pages PDF 8–9 et 13).
Alimentation hors frais, hypermarchés et supermarchés de France métropolitaine, hors hard discount ; produits présents aux deux extrémités. La gamme est approchée par le prix unitaire ; étude exploratoire.
- Pourquoi l’Insee calcule deux indices des prix à la consommation ?
Explique les prix bruts/nets, les remboursements de santé, les aides et le choix d’indice selon la question.
Passages et périmètre
Conventions et usages exposés le 15 octobre 2026.
« IPC et IPCH : un peu d’histoire » ; « Les avantages et inconvénients de l’IPCH » ; « Quel indice de prix utiliser ? ».
Billet des producteurs de l’indice ; ses jugements de pertinence dépendent de l’usage. Les illustrations tierces ne sont pas redistribuées.
- Shrinkflation, « effet qualité », évolution de l’offre de produits : comment l’Insee mesure-t-il le juste prix ?
Décrit les ajustements de contenance et de qualité, les substitutions de références et les limites de l’observable.
Passages et périmètre
Description publiée le 15 décembre 2023.
Introduction ; section sur les remplacements de produits ; « Données de caisse, tarifs… ».
Les nombres opérationnels de relevés de 2023 ne décrivent pas nécessairement 2026. Photographies créditées à Adobe Stock : pages et images originales restent hors du paquet.
- Methodology : Harmonised Indices of Consumer Prices (HICP)
Recoupe l’agrégation : déchaînage par décembre précédent, moyenne pondérée, rechaînage.
Passages et périmètre
Page courante consultée le 30 octobre 2026 ; aucune date propre à la page établie.
« Aggregation procedure / Procedure for the aggregation of indices ».
Documentation de l’IPCH ; elle ne rend pas interchangeables les champs et poids IPC/IPCH.
- What is inflation?
Explique pondérations, achats fréquents, horizon du souvenir et changements de qualité.
Passages et périmètre
Page consultée le 30 octobre 2026 ; aucune date propre au texte établie.
« Different people buy different things » ; « Perceived inflation » ; « Price changes versus quality changes ».
Ces mécanismes généraux ne quantifient pas leur contribution à l’expérience de chaque ménage français.
- Dépenses pré-engagées : Définition
Définit les dépenses liées à des contrats difficilement renégociables à court terme.
Passages et périmètre
Définition mise à jour le 7 août 2026.
Définition et liste des postes : logement, eau/énergie, télécommunications, cantines, télévision, assurances et services financiers.
Le concept des comptes nationaux inclut notamment des loyers imputés et des services financiers imputés ; il diffère d’une simple liste de prélèvements bancaires ou de besoins essentiels.
- L’essentiel sur… l’inflation
Éclaire logement/consommation/investissement, actualisation du panier et comparaison à caractéristiques équivalentes.
Passages et périmètre
Publication du 23 mars 2026 ; tableaux annuels principalement de 2000 à 2025.
« Le logement est-il pris en compte dans l’inflation ? » ; « Pourquoi l’inflation ressentie… » ; « Comment prend-on en compte les produits nouveaux ? » ; « Comment l’Insee mesure ».
Les chiffres annuels s’arrêtent à 2025 ; l’actualité mensuelle de 2026 est donnée par R02 et R03.
- Indice des prix à la consommation : les changements de l’année 2026
Documente la valorisation des poids aux prix de décembre 2025, la nouvelle nomenclature et les traitements des séries historiques.
Passages et périmètre
Passage à la base 2025 et à eCOICOPv2 à partir de janvier 2026 ; rétroprojection jusqu’en 1996.
« Mise à jour des pondérations pour 2026 » ; « La rétropolation des pondérations et des indices ».
La base numérique et la classification sont deux opérations distinctes. Les séries anciennes sont rétropolées suivant des méthodes adaptées aux périodes 1996–2015 et 2016–2025.
// l’hebdo l0g
N° 13 · 25 oct.Les dossiers à retenir, leurs limites et les prochaines vérifications.
Lire la revue ↗Cet article ne constitue en aucun cas un conseil en investissement.
// historique des révisions
- publication
- révisionaucune révision publiée
Les corrections substantielles suivent la politique de correction et sont consignées dans le changelog éditorial.
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