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TSMC suit la demande de puces jusqu’au réseau électrique

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Analyse complète

Le fabricant qui grave les puces de l’intelligence artificielle s’intéresse désormais de très près aux bâtiments qui les accueilleront. Le 15 octobre 2026, C. C. Wei, le dirigeant de TSMC, explique que ses équipes vont vérifier aux États-Unis l’avancement des data centers et leur alimentation électrique. Il décrit des retours favorables et une demande évaluée toujours supérieure à l’offre du groupe. L’intérêt de cette démarche tient à la distance qu’elle parcourt : pour préparer ses usines, TSMC remonte jusqu’aux conditions matérielles dans lesquelles les clients de ses clients pourront utiliser leurs équipements. 1

Une commande de processeurs peut être soutenue par un budget, un contrat et une demande de calcul bien réelle, tout en dépendant d’un raccordement dont le calendrier reste à sécuriser. À chaque étape, des entreprises engagent des dépenses avant que l’ensemble soit opérationnel. Un retard peut alors se transmettre par les dates de livraison, les besoins de trésorerie et, éventuellement, les achats suivants. Comprendre cette transmission permet de regarder autrement le boom de l’IA : la solidité d’une prévision industrielle dépend aussi de la façon dont elle traverse un poste électrique, un chantier et un contrat de fourniture.

Les documents publics consultés au 21 octobre permettent de reconstruire ce mécanisme. Ils donnent aussi des raisons de résister à une lecture uniformément alarmiste : certains engagements sont protégés, les acheteurs disposent de ressources très différentes et TSMC continue d’investir. La question est de savoir quelles commandes peuvent devenir des capacités effectivement déployées, à quelle date, puis qui supporte le coût d’un décalage.

TSMC regarde au-delà de son carnet de commandes

Un fondeur comme TSMC, établi à Taïwan, fabrique les circuits conçus par ses clients. Dans la chaîne industrielle des semi-conducteurs, ces composants doivent ensuite trouver place dans des équipements, puis dans une infrastructure de calcul utilisable. Le revenu du fabricant et celui de l’opérateur cloud interviennent donc à des moments différents, selon leurs contrats respectifs. Le fabricant peut avoir comptabilisé une vente en transférant le contrôle des composants à son acheteur, alors que le site qui doit les accueillir poursuit encore sa préparation. 4

Cette séparation explique l’intérêt de regarder les débouchés au-delà de l’acheteur immédiat. Un client peut réserver davantage de composants pour assurer son expansion, tandis qu’un opérateur anticipe une forte demande de services. Chacun prend une décision cohérente avec ses propres contraintes. Leur addition mérite pourtant un examen : plusieurs projets peuvent viser les mêmes utilisateurs, dépendre d’infrastructures communes ou prévoir des dates d’ouverture incompatibles avec les travaux nécessaires. C’est une possibilité à tester projet par projet, plutôt qu’un diagnostic que l’on pourrait tirer du montant total des annonces.

Le contrôle décrit en octobre prolonge une démarche déjà exposée le 16 juillet. TSMC disait alors examiner les projets de data centers et les baies de serveurs afin d’évaluer les débouchés du matériel. Cette continuité compte : le groupe approfondit une vérification de la demande dont il avait déjà expliqué le principe. La liste des sites visités et les rapports de contrôle d’octobre restent absents des publications consultées ; l’appréciation favorable de ces visites demeure celle de sa direction. 2 1

De la puce au calcul facturableSchéma : TSMC fabrique les circuits, les fournisseurs assemblent les GPU et systèmes, les opérateurs cloud les déploient et délivrent du calcul. Le réseau électrique alimente le site. TSMC déclare vérifier la construction et l’électricité aux États-Unis. Les flèches de risque montrent un décalage possible des commandes en cas de retard durable ; une réallocation compatible peut l’amortir.l0g / 0121.10.2026De la puce au calcul facturableLivraisons, alimentation et vérificationTSMC vérifie les sites et le réseauTSMCCircuitsGPUFournisseurCloudServeursServiceFacturableRéseau électriquePuissance au siteSi le retard se prolongeStocks et commandes décalablesen amont, selon les contrats.Autre demande : réallocation possible si compatible.Sources :S01S02S04
De la puce au calcul facturableSchéma : TSMC fabrique les circuits, les fournisseurs assemblent les GPU et systèmes, les opérateurs cloud les déploient et délivrent du calcul. Le réseau électrique alimente le site. TSMC déclare vérifier la construction et l’électricité aux États-Unis. Les flèches de risque montrent un décalage possible des commandes en cas de retard durable ; une réallocation compatible peut l’amortir.l0g / 0121.10.2026De la puce au calculfacturableLivraisons, alimentation et vérificationTSMC vérifie les sites et le réseauTSMCCircuitsFournisseurGPUCloudServeursServiceFacturableRéseauPuissance siteSi retard long :commandesdécalablesRéallocation possible si compatibleSources :S01S02S04
01 / De la puce au calcul facturable Les GPU sont des processeurs graphiques adaptés au calcul en parallèle. Les livraisons physiques, la vérification de la demande et la transmission possible d’un retard suivent des chemins distincts. TSMC décrit ses contrôles et des retours favorables ; la boucle de risque représente un mécanisme conditionnel. 1, 2, 4

Les besoins d’électricité racontent aussi une histoire de puces

Pour mesurer l’enjeu physique, la référence américaine la plus récente retrouvée est le rapport de Berkeley intitulé United States Data Center Energy Usage Report: 2025 Update, publié le 18 juin 2026. Son titre renvoie à l’actualisation des données, sa date à leur publication. Le laboratoire estime à 192 térawattheures la consommation des data centers américains en 2024 et projette 649 TWh en 2030 dans son scénario de référence. L’ensemble des scénarios combinant les hypothèses extrêmes s’étend de 521 à 843 TWh en 2030. 5

Ces chiffres portent sur une quantité d’énergie consommée pendant une année. Les gigawatts annoncés pour un site désignent, eux, une puissance : la capacité de soutirer de l’électricité à un instant donné. Le passage de l’une à l’autre dépend des heures de fonctionnement, de la charge des équipements et des besoins du bâtiment. À cette distinction s’ajoute la géographie. Un total national peut augmenter alors qu’un projet particulier rencontre une contrainte de transport ou de raccordement, loin d’autres ressources disponibles.

Le rapport de Berkeley est surtout instructif par sa méthode. Il part notamment des livraisons de serveurs et d’accélérateurs, puis applique des hypothèses sur leur puissance, leur utilisation, leur durée de présence dans le parc et les équipements auxiliaires. Les auteurs précisent que leurs scénarios laissent hors du modèle les ruptures importantes liées, entre autres, à la disponibilité du réseau, à la réglementation ou aux chaînes d’approvisionnement. Même l’estimation historique résulte d’une reconstruction par les équipements, plutôt que d’un relevé exhaustif de tous les compteurs. 5

Cette méthode a une conséquence pour l’analyse financière. Une projection électrique nourrie par les livraisons de puces décrit les besoins associés à une trajectoire d’équipement. L’examen indépendant de sa faisabilité passe par d’autres pièces : un emplacement, un raccordement, une date crédible et un financement. Les visites décrites par TSMC cherchent précisément des informations de cette autre nature. Le rapprochement entre les deux démarches est notre lecture des documents, sans indication publique que TSMC utilise le modèle de Berkeley.

Des serveurs à la projection électriqueÉchelle linéaire de 0 à 900 TWh par an. L’estimation 2024 est de 192 TWh. Pour 2030, le cas de référence est de 649 TWh ; les scénarios à hypothèses combinées vont de 521 à 843 TWh. Le modèle part des livraisons d’équipements, puis de leur puissance, utilisation, durée de vie et de l’infrastructure. Les ruptures majeures de disponibilité électrique ne sont pas modélisées.l0g / 0221.10.2026Des serveurs à la projection électriqueÉtats-Unis · data centers · TWh par an2024Estimation192 TWh2030Scénarios649 TWhréférence5218430200400600800900Livraisons ITServeursstockage,réseauParc actifPuissance,durée et usageÉlectricitéIT × PUERuptures majeures du réseau non modélisées.Sources :S05
Des serveurs à la projection électriqueÉchelle linéaire de 0 à 900 TWh par an. L’estimation 2024 est de 192 TWh. Pour 2030, le cas de référence est de 649 TWh ; les scénarios à hypothèses combinées vont de 521 à 843 TWh. Le modèle part des livraisons d’équipements, puis de leur puissance, utilisation, durée de vie et de l’infrastructure. Les ruptures majeures de disponibilité électrique ne sont pas modélisées.l0g / 0221.10.2026Des serveurs à laprojection électriqueÉtats-Unis · data centers · TWh/an2024192 TWh2030649 TWhréférence5218430300600900ITlivréParcW · vieusageÉnergieIT × PUERuptures majeures du réseau nonmodélisées.Sources :S05
02 / Des livraisons de serveurs aux TWh La plage 521–843 TWh est une analyse de sensibilité combinant les hypothèses extrêmes des scénarios. Les livraisons d’équipements alimentent la projection ; les conditions de réalisation des projets appellent une vérification locale distincte. Le PUE rapporte l’énergie totale du site à celle de ses équipements informatiques, sur une même période et un même périmètre. 5

Chez Dominion, les mégawatts passent plusieurs filtres

La présentation remise par Dominion à PJM le 29 septembre permet d’observer comment un électricien traite les demandes. Pour les contrats signés à juillet 2026, il distingue les accords de service électrique (ESA) et les autorisations données par les clients pour la construction (CLOA) ou les études d’ingénierie (ELOA). Ces catégories représentent respectivement 11 997, 9 356 et 32 473 mégawatts. Leur somme, 53 826 MW, rassemble des engagements de maturités et de calendriers différents. 6

Les autorisations d’ingénierie illustrent le travail de sélection. Sur les 32 473 MW correspondants, Dominion retient 13 429 MW dans sa prévision à partir de 2032 et en écarte 19 044 MW. Le modèle tient ensuite compte des dates de mise sous tension et de la montée en charge. Dominion indique une durée moyenne de montée en charge de cinq ans et un rapport mature entre demande et capacité contractuelle de 63 %. Ces paramètres décrivent sa méthode de prévision ; ils ne mesurent pas l’activité des processeurs. 6

Le chiffre affiché au début du processus change donc de sens à chaque étape. Une étude prépare un raccordement possible. Une autorisation de construction engage des travaux. Un accord de service organise une fourniture. Enfin, la demande électrique effectivement appelée dépend du remplissage et de l’exploitation du site. La prévision utile au réseau résulte de cette succession, avec des ajustements de calendrier et de charge, plutôt que de la seule addition des capacités demandées.

PJM, qui coordonne ce système électrique régional, expose également son travail sur le passage d’un campus à une prévision de charge. Son article du 29 septembre évoque les engagements des porteurs de projets et le traitement des demandes multiples. L’organisme reçoit les informations des fournisseurs d’électricité pour établir ses prévisions ; la collecte et le contrôle des projets constituent ainsi un étage supplémentaire de la chaîne. 7

Les écarts entre demandes initiales et prévisions retenues renseignent d’abord sur la maturation et le filtrage des projets. Une option immobilière ou électrique peut être abandonnée tandis que la demande de calcul qu’elle devait servir trouve une autre implantation. Pour le fabricant de puces, la question décisive est alors le devenir du déploiement, au-delà du sort d’une adresse.

Dominion filtre les projetsTrois barres à zéro présentent les capacités ESA de 11 997 MW, CLOA de 9 356 MW et ELOA de 32 473 MW. Les ELOA se répartissent entre 13 429 MW retenus dans le modèle et 19 044 MW exclus. Ensuite, le modèle applique la date de mise sous tension, une montée en charge moyenne de cinq ans et un ratio demande sur capacité de 63 %. Firm est la classification utilisée par Dominion.l0g / 0321.10.2026Dominion filtre les projetsPuissance contractuelle · juillet 2026 · MWESAFirm11 997CLOAFirm9 356ELOA32 473010 00020 00030 00013 429 MW retenus19 044 MW exclusDatetension5 ansmontée63 %demandeELOA retenues dès 2032 ; Firm est un classement du modèle.Sources :S06
Dominion filtre les projetsTrois barres à zéro présentent les capacités ESA de 11 997 MW, CLOA de 9 356 MW et ELOA de 32 473 MW. Les ELOA se répartissent entre 13 429 MW retenus dans le modèle et 19 044 MW exclus. Ensuite, le modèle applique la date de mise sous tension, une montée en charge moyenne de cinq ans et un ratio demande sur capacité de 63 %. Firm est la classification utilisée par Dominion.l0g / 0321.10.2026Dominion filtre les projetsPuissance contractuelle · juillet 2026 ·MWESAFirm11 997CLOAFirm9 356ELOA32 473010 00020 00030 00013 429 MW retenus19 044 MW exclusELOA retenues : dès 2032Datetension5 ansmontée63 %demandeÀ maturité : demande / capacitéSources :S06
03 / Dominion trie les projets avant de prévoir Ces puissances contractuelles couvrent des charges existantes et des mises sous tension futures, à différents stades. Les ELOA retenues entrent dans le modèle à partir de 2032. Le calendrier et la montée en charge interviennent ensuite pour construire la prévision de demande. 6

Le contrat organise la répartition du coût

Les demandes de puissance sont accompagnées de protections financières. Dans son rapport de mai 2026, Dominion décrit un premier paiement d’étude de 250 000 dollars à la signature d’une autorisation d’ingénierie, avec des compléments possibles. L’étape de construction déclenche des dépôts et, selon le mécanisme décrit, le remboursement des coûts engagés si le projet est annulé avant sa mise sous tension. L’électricien présente ainsi une progression des obligations à mesure que le chantier devient concret. 8

Le régulateur de Virginie confirme par ailleurs des exigences contractuelles renforcées imposées aux grands consommateurs de Dominion : les nouveaux clients contractant à partir du 1er janvier 2027 seront soumis à une durée minimale de quatorze ans, avec des garanties sous conditions de crédit. Une obligation de paiement sur la durée aide l’électricien à récupérer les coûts engagés, même lorsque la consommation attendue tarde à se matérialiser. 9

Pour comprendre la transmission du risque, il faut donc demander à qui profite chaque protection. Le remboursement de travaux peut protéger l’électricien, tandis que le développeur reste exposé à un terrain, à un bâtiment ou à des équipements dont les recettes arrivent plus tard. Une garantie peut rassurer un prêteur en faisant porter une obligation sur une autre société. À l’échelle de la chaîne, le risque se répartit entre plusieurs bilans et plusieurs contrats ; son montant économique dépend encore de la possibilité d’utiliser ou de redéployer les actifs.

Les contrats de réservation électrique donnent un sens concret aux annonces de gigawatts. Une demande assortie d’un engagement coûteux à rompre apporte une information différente d’une demande d’étude. La portée exacte de cet engagement doit cependant être lue dans le contrat concerné : l’étiquette « ferme » employée par un modèle de prévision décrit d’abord le classement retenu par son auteur.

Une capacité réservée doit encore devenir un service disponible

Les publications de CoreWeave donnent un exemple de cette différence de maturité. Au 30 juin 2026, l’opérateur indique 1,5 GW de puissance active et environ 3,7 GW de puissance contractée. Son indicateur de revenus futurs sous contrats, le revenue backlog, atteint environ 104 milliards de dollars, sous réserve de satisfaire les conditions de livraison et de disponibilité du service. Ces données ont été publiées le 11 août. 10

La comparaison éclaire les étapes du développement, à condition de conserver les définitions. La puissance active décrit une situation opérationnelle selon la métrique de l’entreprise ; la puissance contractée renseigne sur la puissance couverte par ses accords. L’identification des projets retardés demande des informations supplémentaires, site par site. Le point financier réside dans la condition de service : l’activité promise doit être rendue disponible avant de produire les revenus attendus selon les contrats.

CoreWeave a ensuite publié, le 17 septembre, une puissance contractée d’environ 4,2 GW au 11 août. Ce communiqué ne fournit pas de mesure de puissance active à la même date. Pour conserver une comparaison cohérente, la figure utilise donc les deux observations de juin, puis présente séparément cette actualisation. 11

CoreWeave : puissance et livraisonAu 30 juin 2026, CoreWeave déclare 1,5 GW de puissance active et environ 3,7 GW sous contrat, représentés par deux barres séparées à la même échelle. Le communiqué du 17 septembre porte la puissance sous contrat à environ 4,2 GW au 11 août, sans préciser la puissance active au 11 août. Le backlog déclaré d’environ 104 milliards USD au 30 juin dépend des conditions de livraison et de disponibilité du service pour devenir du revenu.l0g / 0421.10.2026CoreWeave : puissance et livraison30.06.2026 · puissances déclarées · GWActive1,5 GWSous contrat~3,7 GW01234~4,2 GW sous contrat · 11.08.2026Actif au 11 août : non préciséBacklog au 30.06.2026 → exécution → revenu~104milliards USDConditionsLivré, disponibleRevenusÀ l’exécutionSources :S10S11
CoreWeave : puissance et livraisonAu 30 juin 2026, CoreWeave déclare 1,5 GW de puissance active et environ 3,7 GW sous contrat, représentés par deux barres séparées à la même échelle. Le communiqué du 17 septembre porte la puissance sous contrat à environ 4,2 GW au 11 août, sans préciser la puissance active au 11 août. Le backlog déclaré d’environ 104 milliards USD au 30 juin dépend des conditions de livraison et de disponibilité du service pour devenir du revenu.l0g / 0421.10.2026CoreWeave : puissance etlivraison30.06.2026 · puissance (GW)Active1,5 GWSous contrat~3,7 GW01234~4,2 GW · 11.08.2026Contrat ; actif non précisé~104Md USD30.06LivrédisponibleRevenusselonexécutionConversion conditionnelle du backlogSources :S10S11
04 / CoreWeave, du contrat au service livré Les deux mesures de puissance gardent leurs définitions et leur date. L’attribution de leur écart à des capacités retardées exige des données par projet. Le backlog combine obligations de performance restantes et autres revenus futurs estimés sous contrats ; sa conversion dépend de l’exécution. 10, 11

Un exemple récent montre qu’un calendrier électrique peut modifier le choix d’un client. Au Royaume-Uni, Nscale annonçait en octobre 2025 un site de 50 MW à Loughton, destiné à accueillir environ 23 000 GPU GB300 à partir du premier trimestre 2027. 14 Dans une dépêche du 19 octobre 2026, Reuters rapporte que Microsoft a quitté ce projet après un report du raccordement aux années 2030 ; Microsoft et Nscale assurent que leurs autres accords restent en place. 15

Le cas est britannique, tandis que les visites évoquées par TSMC concernent les États-Unis. Il éclaire une décision locale et la possibilité de réorganiser un déploiement. Le contrat de sortie et le calendrier révisé du gestionnaire de réseau restent à obtenir pour aller jusqu’à une attribution détaillée des coûts.

Le retard peut remonter jusqu’aux investissements de la fonderie

NVIDIA décrit explicitement le lien recherché dans son rapport trimestriel pour la période close le 26 juillet 2026. Le groupe indique qu’un manque d’infrastructures disponibles ou de financement chez ses clients peut reporter l’achat de nouvelles architectures. Dans le même document, il présente des engagements d’approvisionnement destinés à satisfaire la demande sur plusieurs années. Le calendrier des ventes et celui des obligations industrielles peuvent ainsi se désynchroniser. 12

Si un site prend du retard, son opérateur peut chercher une autre implantation ou négocier ses livraisons. Si le fournisseur peut affecter les équipements à un autre acheteur, la demande globale de composants peut se maintenir. S’il accumule des stocks ou revoit ses besoins futurs, le calendrier des nouvelles commandes peut changer. Pour toucher TSMC, le problème doit donc franchir plusieurs décisions commerciales, avec des possibilités d’absorption à chaque étape.

Les engagements de TSMC donnent à cette question une importance financière. Le groupe maintient pour 2026 un budget mondial d’investissement de 60 à 64 milliards de dollars et déclare 40,64 milliards dépensés de janvier à septembre. Le budget annuel avait été relevé en juillet. Ces montants couvrent l’ensemble des investissements du groupe, au-delà des seules applications d’IA et des usines américaines. 3 2

Le rapport annuel explique que la visibilité commerciale et la protection contractuelle peuvent différer : les commandes de produits interviennent généralement avec une anticipation limitée, tandis que certains clients versent des avances pour réserver de la capacité. Leur traitement dépend des accords conclus. Le même rapport décrit le poids des coûts fixes et l’effet du taux d’utilisation sur leur répartition entre les unités produites. 4

Ce mécanisme donne sa portée aux vérifications de terrain. Une usine requiert des décisions préparées en amont ; son utilisation future dépend de débouchés qui continuent d’évoluer. Si une capacité devient disponible au moment où les commandes se décalent, les mêmes coûts fixes doivent être absorbés par moins de production. L’ajustement peut prendre la forme d’une réallocation entre clients, d’une modification des achats d’équipements futurs ou d’une montée en cadence différente. Son ampleur dépend de la durée du décalage, des procédés concernés et de la demande alternative.

Les amortisseurs comptent autant que le point de blocage

Les acheteurs de calcul disposent de ressources très inégales pour absorber un retard. Pour son exercice de douze mois clos le 30 juin 2026, Microsoft publie 182,9 milliards de dollars de flux de trésorerie d’exploitation, face à 115,9 milliards d’acquisitions corporelles payées. Ces chiffres concernent l’ensemble du groupe ; le second mesure une sortie de trésorerie et laisse de côté les nouveaux engagements de location-financement. Ils montrent une importante capacité de financement issue d’activités existantes, tout en laissant ouverte la question du rendement de chaque projet. 13

La géographie et le calendrier offrent d’autres possibilités d’adaptation. Sous réserve des contraintes techniques, contractuelles et de localisation des données, une partie du calcul peut changer de site ou être déployée par étapes. Les investissements déjà engagés dans le réseau et les garanties financières peuvent aussi rendre une mise en service plus crédible. À l’inverse, les délais deviennent plus difficiles à absorber lorsqu’ils touchent simultanément plusieurs sites ou qu’un opérateur dispose de peu de marge de financement. Il s’agit des conditions à examiner pour chaque cas, sans attribuer le même profil à tous les acteurs.

Le meilleur contre-argument reste enfin contenu dans la déclaration qui a lancé l’enquête : TSMC juge les retours de ses vérifications favorables et sa demande évaluée supérieure à l’offre. Sa démarche peut servir à décider où accélérer autant qu’à éviter un investissement mal synchronisé. Les données publiques consultées ne fournissent aucun montant de commandes ou de revenus TSMC perdus à cause de l’électricité américaine. 1

Une demande à suivre jusqu’à sa date de mise en service

La lecture utile du dossier associe quatre informations : l’engagement commercial, la maturité du site, la date de disponibilité électrique et la capacité financière des parties. Un chiffre de commandes devient plus informatif lorsqu’on peut le relier à ces conditions. Le calendrier de raccordement gagne lui-même en crédibilité lorsque les travaux et les obligations de paiement sont identifiés.

Pour suivre l’évolution du risque, les prochaines publications devront être comparées sur des périmètres constants : puissance contractée et active à une même date chez un opérateur, calendrier de mise en service des mêmes projets, révisions des investissements et commentaires sur les stocks ou l’utilisation des capacités. Un recul sur un site peut correspondre à un déplacement ; une demande très élevée peut coexister avec des reports de livraison. C’est la concordance des pièces qui permet de distinguer ces situations.

Au 21 octobre, l’enquête aboutit à un constat circonscrit : les contraintes d’infrastructure sont intégrées dans l’évaluation de la demande, et leur transmission financière est documentée par les entreprises elles-mêmes. Leur effet agrégé sur les ventes futures de TSMC reste inconnu. Aller vérifier les chantiers apporte une information que les budgets et les prévisions mondiales donnent difficilement : la possibilité, pour un projet précis, de transformer ses équipements en un service disponible à la date annoncée.

Méthode et limites de lecture

Édition arrêtée au 21 octobre 2026. Les déclarations de TSMC sont rapprochées des publications de Berkeley, Dominion, PJM, du régulateur de Virginie et des documents financiers des entreprises. Les appréciations des dirigeants, les projections et les situations observées conservent leur attribution et leur date. La transmission d’un retard jusqu’aux commandes futures est un mécanisme conditionnel ; son effet agrégé sur TSMC demeure inconnu.

La figure 1 distingue livraisons, alimentation électrique, vérification de la demande et propagation possible d’un retard. La figure 2 compare une estimation de consommation annuelle pour 2024 au scénario de référence 2030, avec la fourchette issue du cumul des hypothèses extrêmes. La projection de Berkeley utilise des livraisons d’équipements parmi ses entrées ; elle doit être confrontée aux conditions locales de réalisation des projets. Les TWh mesurent une énergie annuelle et les GW une puissance.

La figure 3 conserve les trois catégories de contrats Dominion à juillet 2026 : 11 997 + 9 356 + 32 473 = 53 826 MW. Le filtrage des autorisations d’ingénierie donne 32 473 − 19 044 = 13 429 MW retenus à partir de 2032. Le total intermédiaire de 34 782 MW précède les ajustements de calendrier et de montée en charge du modèle. Le taux de charge mature de 63 % porte sur la demande électrique rapportée à la capacité contractuelle.

La figure 4 juxtapose les métriques CoreWeave de puissance active et contractée au 30 juin 2026. Leur écart arithmétique décrit deux indicateurs de définitions différentes ; l’attribution à des retards exige des données par projet. L’actualisation de puissance contractée au 11 août figure séparément. Le backlog représente des revenus futurs estimés sous contrats, conditionnels à la livraison et à la disponibilité du service. Le cas britannique de Loughton repose sur une annonce de Nscale et un reportage de Reuters ; les contrats et rapports de visite détaillés restent à obtenir.

Le visuel d’ouverture est une illustration conceptuelle générée avec imagegen. Il associe une plaquette de silicium, un poste électrique et un centre de données, sans représenter un site TSMC identifié.

Sources et documents consultés

  1. S01 · TSMC / LSEG · Événement : 2026-10-15 · Consulté le 2026-10-21TSMC : conférence de résultats du T3 2026
    Passages, portée et accès

    T3 2026 : 2026-07-01 / 2026-09-30 ; budget annuel 2026

    p. 4 : budget ; p. 5–6 et 16 : vérification des sites, électricité, retour de la direction ; p. 17 : périmètre IA/HPC.

    Événement daté du 15 octobre ; mise en ligne exacte du fichier non vérifiée. Résultats des visites déclarés favorables, sans rapport public site par site.

    Déclaration de la direction ; transcription éditée sous droits LSEG.

    Texte intégral téléchargé et examiné pour la recherche.

    Lien complémentaire
    https://investor.tsmc.com/english/quarterly-results/2026/q3

  2. S02 · TSMC / LSEG · Événement : 2026-07-16 · Consulté le 2026-10-21TSMC : conférence de résultats du T2 2026
    Passages, portée et accès

    T2 2026 : 2026-04-01 / 2026-06-30 ; perspectives pluriannuelles

    p. 4 : budget 2026 ; p. 11–12 : vérification des projets et agrégation des prévisions clients.

    Vérifications déjà évoquées en juillet. Le chemin d'archivage en août ne permet pas de dater précisément la publication du fichier.

    Déclaration de la direction ; droits LSEG.

    Texte intégral téléchargé et examiné pour la recherche.

    Lien complémentaire
    https://investor.tsmc.com/english/quarterly-results/2026/q2

  3. S03 · TSMC · Publication : 2026-10-15 · Consulté le 2026-10-21TSMC : rapport de gestion du T3 2026
    Passages, portée et accès

    Trimestres T1–T3 2026 et cumul janvier–septembre 2026

    p. 5, tableau V. Capital Expenditures, milliards de dollars américains.

    Dépenses consolidées mondiales réalisées ; les 19,36–23,36 milliards restants résultent d'un calcul l0g.

    Publication financière trimestrielle de l'émetteur, non auditée.

    Texte intégral téléchargé et examiné pour la recherche.

    Lien complémentaire
    https://investor.tsmc.com/english/quarterly-results/2026/q3

  4. S04 · TSMC / SEC · Dépôt SEC : 2026-04-16 · Consulté le 2026-10-21TSMC : Form 20-F pour l'exercice 2025
    Passages, portée et accès

    Exercice 2025 ; bilan au 2025-12-31

    p. 8 / PDF 14 : risques ; p. 17 / PDF 23 : commandes et avances ; p. 28 / PDF 34 : coûts fixes ; note 5, F-21 / PDF 116 : amortissement.

    Dépôt annuel ; les modalités publiées ne décrivent pas chaque contrat client. Les revenus géographiques suivent surtout le siège des clients.

    Risques déclarés par l'émetteur ; états annuels audités, récits prospectifs de la direction.

    Texte intégral téléchargé et examiné pour la recherche.

    Lien complémentaire
    https://investor.tsmc.com/english/annual-reports

    Dépôt SEC daté du 16 avril 2026 ; la page générale des rapports annuels affiche le 17 avril. L’index EDGAR et la signature du rapport établissent la date de dépôt. SEC EDGAR

  5. S05 · Lawrence Berkeley National Laboratory / US Department of Energy · Publication : 2026-06-18 · Consulté le 2026-10-21LBNL : consommation électrique des data centers américains, mise à jour 2025
    Passages, portée et accès

    Estimation historique 2024 ; projections jusqu'en 2030 ; livraisons disponibles jusqu'au T3 2025

    p. 6–7 / PDF 8–9 : méthode et limites ; p. 8–9 / PDF 10–11 : chiffres ; tableau 2, p. 9 ; p. 9–10 : énergie et puissance.

    Modèle fondé sur les équipements ; disponibilité locale de l'électricité non modélisée comme contrainte majeure. La fourchette combinée est une sensibilité, sans probabilité.

    Recherche publique financée par le DOE ; hypothèses industrielles explicitement documentées.

    Texte intégral téléchargé et examiné pour la recherche.

    Lien complémentaire
    https://eta-publications.lbl.gov/publications/united-states-data-center-energy-2025

    Lien complémentaire
    https://escholarship.org/uc/item/33m6w3x0

    Lien complémentaire
    https://doi.org/10.71468/P1RP4F

  6. S06 · Dominion Energy / PJM · Publication : 2026-09-29 · Consulté le 2026-10-21Dominion : prévision à vingt ans présentée à PJM
    Passages, portée et accès

    Contrats à juillet 2026 ; pic facturé à août 2026 ; prévision 2027–2047

    p. 2 : pic facturé ; p. 5 : montée en charge ; p. 6 : ESA/CLOA/ELOA et filtre ; p. 10 : table prévisionnelle.

    Les MW représentent des stades contractuels. Le classement « firm » relève du modèle ; 34 782 MW calculés ne sont pas sa demande finale.

    Électricien intéressé au développement et à l'allocation des coûts ; données déclarées, sans audit propre à l'enquête.

    Texte intégral téléchargé et examiné pour la recherche.

  7. S07 · PJM Inside Lines · Publication : 2026-09-29 · Consulté le 2026-10-21PJM : vérification annuelle des demandes de grandes charges
    Passages, portée et accès

    Processus conduisant à la prévision 2027 attendue en janvier 2027

    Paragraphes sur les douze fournisseurs, les contrats, les doublons, Charles River Associates et l'absence de file PJM de raccordement des charges.

    Documente un filtrage des projets ; ne publie pas ici le volume national de demandes dupliquées.

    Description par l'opérateur de son propre processus de prévision.

    Article lu sur le Web ; téléchargement direct refusé (HTTP 503).

  8. S08 · Dominion Energy · Publication : 2026-05 · Consulté le 2026-10-21Dominion : grands clients et nouvelle classe tarifaire GS-5
    Passages, portée et accès

    Procédure contractuelle décrite en mai 2026 ; GS-5 à partir du 2027-01-01

    p. 4–5 : ELOA, CLOA, ESA ; p. 6–7 : durée, minimums et nouvelle classe GS-5.

    Précise le sens des étapes et les protections financières. Publication datée au mois ; dispositions réglementaires recoupées avec S09.

    Présentation par Dominion de ses propres protections, avec une portée limitée aux mécanismes décrits.

    Texte intégral téléchargé et examiné pour la recherche.

  9. S09 · Virginia State Corporation Commission · Publication : 2026-02-24 · Consulté le 2026-10-21Virginie SCC : initiatives relatives aux data centers
    Passages, portée et accès

    Mesures approuvées ; certaines applicables aux contrats conclus à partir du 2027-01-01

    p. 2 : engagements de quatorze ans, charges minimales de transport/distribution, garanties et exceptions ; pied de page de mise en ligne.

    Corrobore les protections. Le minimum T&D repose sur 85 % de la puissance contractuelle (précision S08) ; dates et exceptions s'appliquent.

    Résumé institutionnel du régulateur ; ne remplace pas l'ensemble des textes et contrats.

    PDF lu sur le Web ; téléchargement direct du binaire refusé (HTTP 403).

    Lien complémentaire
    https://www.scc.virginia.gov/about-the-scc/scc-facts/

  10. S10 · CoreWeave · Publication : 2026-08-11 · Consulté le 2026-10-21CoreWeave : résultats du T2 2026
    Passages, portée et accès

    Trimestre clos et situation au 2026-06-30

    Additional Second Quarter 2026 Financial Highlights, note 1 ; Continued Rapid Scaling of Purpose-Built AI Infrastructure.

    Puissance active, puissance contractée et backlog ont des définitions distinctes ; le backlog reste conditionnel à la livraison et à la disponibilité.

    Indicateurs et définitions de l'émetteur.

    Texte intégral téléchargé et examiné pour la recherche.

  11. S11 · CoreWeave · Publication : 2026-09-17 · Consulté le 2026-10-21CoreWeave : point d'activité de septembre 2026
    Passages, portée et accès

    Puissance contractée au 2026-08-11 ; commentaires sur le T3 2026

    Paragraphe indiquant environ 4,2 GW de puissance contractée au 11 août 2026.

    Date de mesure différente de la date de publication ; aucune puissance active correspondante publiée dans ce communiqué.

    Communication commerciale de l'émetteur.

    Texte intégral téléchargé et examiné pour la recherche.

  12. S12 · NVIDIA / SEC · Publication : 2026-08-26 · Consulté le 2026-10-21NVIDIA : Form 10-Q, T2 de l'exercice 2027
    Passages, portée et accès

    Trimestre clos le 2026-07-26 (T2 de l'exercice fiscal 2027)

    p. 25–26 : infrastructures, reports d'achat et engagements de fabrication ; date de dépôt vérifiée dans l'index SEC.

    Risque prospectif déclaré ; aucun montant de perte TSMC n'en découle. La date de compilation du PDF ne date pas le dépôt.

    Risques et engagements déclarés par l'émetteur.

    Texte intégral téléchargé et examiné pour la recherche.

    Lien complémentaire
    https://www.sec.gov/Archives/edgar/data/1045810/000104581026000075/nvda-20260726.htm

    Lien complémentaire
    https://www.sec.gov/Archives/edgar/data/1045810/000104581026000075/0001045810-26-000075-index.htm

  13. S13 · Microsoft · Publication : 2026-07-29 · Consulté le 2026-10-21Microsoft : résultats de l'exercice 2026
    Passages, portée et accès

    Exercice du 2025-07-01 au 2026-06-30

    Cash Flows Statements, colonne Twelve Months Ended June 30, 2026 ; flux d'exploitation et acquisitions corporelles.

    Montants consolidés du groupe ; dépenses corporelles payées en numéraire, sans tous les nouveaux engagements de crédit-bail.

    Tableau des flux du communiqué, libellé non audité.

    Texte intégral téléchargé et examiné pour la recherche.

  14. S14 · Nscale · Publication : 2025-10-15 · Consulté le 2026-10-21Nscale : annonce Microsoft incluant le projet de Loughton
    Passages, portée et accès

    Projet annoncé ; fourniture prévue à partir du T1 2027

    Section consacrée au Royaume-Uni et au site de Loughton.

    Caractéristiques et calendrier annoncés en 2025 ; le site est britannique et les capacités ne sont pas présentées comme opérationnelles.

    Annonce commerciale de l'opérateur du projet.

    Texte intégral téléchargé et examiné pour la recherche.

  15. S15 · Reuters · Dépêche consultée : 2026-10-19 · Consulté le 2026-10-21Reuters : article consacré à Loughton, 19 octobre 2026
    Passages, portée et accès

    Article d’actualité daté du 19 octobre 2026 dans la reprise consultée.

    Dépêche du 19 octobre 2026, signée Paul Sandle.

    Référence journalistique utilisée dans les articles ; pièces primaires complémentaires non obtenues dans cette collecte.

    Source journalistique ; distinction maintenue entre reportage et pièces primaires du projet.

    Dépêche complète lue dans une reprise Reuters par Investing.com. L’URL Reuters directe était inaccessible pendant cette vérification. La première publication du lien d’origine reste à dater ; le 18 figurant dans son URL fournit seulement un élément d’adressage.

// l’hebdo l0g

N° 12 · 18 oct.
Le calendrier de la liquidité

Les dossiers à retenir, leurs limites et les prochaines vérifications.

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Cet article ne constitue en aucun cas un conseil en investissement.

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